‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 252 sur 495 · Ci-dessus, p. 142. — 3. Tome IV, p · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 142. — 3. Tome IV, p

4. Comparez l'Addition sur Louis XIV dans le Journal de Dangeau, tome XVI, p. 29, et les passages correspondants dans le tome XII des Mémoires, p. 40-41, et dans le Parallèle, p. 214 et 265. Il faut aussi rapprocher du récit qui va suivre, non seulement le Journal de Dangeau, où Saint-Simon a pris presque tous les détails de faits, mais aussi les gazettes françaises ou étrangères, le Mercure (septembre 1698), et surtout le récit des Annales de la cour. Je donnerai à l'Appendice, n° XIV, quelques extraits des Annales et de la Gazette d'Amsterdam. Le Simplement de la clef du Journal historique (de Verdun), tome I, p. 93- 97, résume les rapports envoyés à Guillaume III par un agent militaire. Parmi les publications locales relatives au camp de 1698, il faut citer la lettre : l'Illustre Compiègne, de Fleury de Frémicourt, réimprimée, avec notes, par M. F. Pouy, en 1870 ; la Rivale travestie ou les Aventures galantes, par Nodot (1699), et un article de M. G. de Juzancourt dans le Bulletin de la Société historique de Compiègne, tomeV, 1882, p. 56-68.

5. L'armée compta cinquante-quatre bataillons, de sept cents hommes chacun, et cent cinquante-trois escadrons, de cent cinquante hommes : soit, en tout, une soixantaine de mille hommes (Gazette d 'Amsterdam, Extr. xxx, n°* lv et Extr., et lviii ; Journal de Dangeau, tome VI, p. 381). Le régiment de Saint-Simon n'en fit pas partie.

6. Quelques mois auparavant, quand il songeait à faire le camp à

coup de simples capitaines, eurent des tables abondantes et délicates ; six lieutenants généraux et quatorze maréchaux de camp employés4 s'y distinguèrent par une grande dépense; mais le maréchal de Boufflers2 étonna par sa dépense et par l'ordre surprenant d'une abondance et d'une recherche3 de goût, de magnificence et de politesse qui, dans l'ordinaire de la durée de tout le camp et à toutes les heures de la nuit et du jour, put apprendre au Roi même ce que c'étoit que donner une fête vraiment magnifique et superbe, et à Monsieur le Prince, dont l'art et le goût y surpassoit tout le monde*, ce que c'étoit que l'élégance, le nouveau et l'exquis. Jamais spectacle si éclatant, si éblouissant, il le faut dire : si effrayant ; et en même temps rien de si tranquille que lui et toute sa maison dans ce traitement universel5, de si sourd que tous les préparatifs6, de si coulant de source que le prodige de l'exécution, de si simple, de si modeste, de si dégagé de tout soin, que ce général qui néanmoins avoit tout ordonné et ordonnoit sans cesse, tandis qu'il ne paroissoit occupé que des7 soins du commandement de cette armée8. Les tables sans nombre, et toujours neu-

Achères, le Roi avait défendu « qu'on habillât les soldats et cavaliers dont les habits pouvoient encore servir, et interdit toute dorure neuve aux officiers, voulant ménager la bourse de gens qui, sans ses défenses expresses, ne l'auroient pas ménagée. » (Dangeau, tome VI, p. 317.)

1. Le nombre et les noms de ces officiers généraux sont donnés par Dangeau (p. 367-370). Il faut ajouter aux quatorze maréchaux de camp M. de Pracomtal, désigné pour la réserve. Le duc de Bourgogne, comme généralissime, eut six aides de camp. L'intendance fut confiée à M. Phélypeaux, intendant de la généralité de Paris et frère du contrôleur général Pontchartrain ; Berthelot de Pléneuf eut le service des vivres, et Landais celui de l'artillerie. Comparez la Gazette d'Amsterdam, n0' lu et lui.

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