‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 286 sur 495 · Dans est en interligne, sur avec, biffé · texte numérisé non relu

Dans est en interligne, sur avec, biffé

T. Masseura, sans apostrophe, les deux s corrigeant un d.

sonne à la cour ne se douta d'une chose si singulière qu'à la longue, c'est-à-dire de l'amitié intime entre deux hommes si inégaux en tout1.

J'avois encore un2 autre ami fort singulier à mon âge : Amitié intime c'étoit l'évêque de Chartres3. Il étoit mon diocésain à la eijtre l'évêque

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Ferté; cela avoit fait qu il etoit4 venu chez moi, d abord et moi. avec un vieil ami de mon père qui s'appeloit l'abbé Bailly5. Peu à peu l'amitié se mit entre nous, et la confiance6. Dans la situation où il étoit avec Mme de Maintenon7, jamais je ne l'employai à rien, qu'une seule fois,

1. Les Mémoires reparleront souvent de cette amitié et en donneront des témoignages très significatifs, du moins au dire de Saint- Simon ; mais on ne peut s'empêcher de remarquer qu'il prétend avoir été de même sollicité et, pour ainsi dire, forcé de contracter une liaison non moins intime avec les deux ministres qui remplacèrent successivement Pontchartrain au contrôle général, Chamillart et Desmaretz. En 1702, Chamillart demandera instamment son amitié (tome III de 1873, p. 364), et Saint-Simon, après avoir avoué au préalable ses engagements avec le chancelier, comme, ici, il vient d'avouer à Pontchartrain ceux qu'il avoit avec le duc de Beauviilier, deviendra aussitôt l'ami intime du nouveau ministre.

2. (/ne, dans le manuscrit, et, plus loin, encore, biffé, après singulier.

3. Paul Godet des Marais : tomes II, p. 207, et III et IV, passim, et ci-dessus, p. 144 et suivantes.

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