‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 423 sur 495 · Et de est écrit en surcharge, sur mais · texte numérisé non relu

Et de est écrit en surcharge, sur mais

Du premier lit :

« Le duc de Montbazon :

«Louis, né 1599, pair et grand veneur de France, chevalier du Saint- Esprit, mort 1667, à soixante -huit ans, si connu par ses bons mots et l'agrément de son esprit, sous le nom de prince de Guémené, qu'il porta très longtemps par

tion et soutenir la réforme de l'abbaye de la Trappe, et y renouveler, à la gloire de l'Église et de la France, les temps des Pacômes et des Bernards. Il assista Mme de Montbazon durant toute sa maladie, déjà résolu de quitter le monde, que cette perte ne retarda pas. Ce fut par son avis que la duchesse de Rohan l'héritière se détermina à préférer pour sa fille aînée M. de Soubise, fils de cette Mme de Montbazon, quoique pauvre et paroissant peu tourné à la fortune.

Ce grand abbé mourut 1700, à soixante-quinze ans.

«Mlle de Rohan:

Anne, fille de Pierre,frère aîné d'Hercule, duc de Montbazon, et de Madeleine de Rieux- Châteauneuf, née

, mariée à

Louis, son cousin germain, ci à côté, favorite de la Reine mère et la première femme assise de la maison de Rohan

vivant encore. Les choses venues à ce point, elle commença à ne se plus trouver du tout chez la Reine mère, au Louvre, aux heures de cour où il y avoit des tabourets ; et, cette affectation ayant été remarquée et trouvée étrange, Mme de Chevreuse avoua à la Reine que cela l'étoit à la vérité, mais que c'étoit sa faute, qu'elle avoit gâté Mme de Guémené en la laissant asseoir publiquement au Val-de- Grâce, mais que, la chose étant faite et tournée en usage, il étoit vrai aussi qu'elle ne comprenoit pas la différence du tabouret public dans un lieu d'avec le même honneur dans un autre lieu, ni que Mme de Guémené se pût désormais tenir debout au Louvre, ni chez, elle, ni chez la Reine sa belle-fille.

Cela, appuyé du tabouret de Mlle de Rohan sous Henri IV et de celui de Mme de Chevreuse la veille de ses noces, de son crédit et de l'amitié de la Reine mère pour sa belle-sœur, le lui fit enfin obtenir à force de persévérance, d'adresse et d'opiniâtreté. Ce fut encore une grâce personnelle, et le premier exemple d'une femme assise de la maison de Rohan non duchesse.

Celle-ci la fut quelque temps après par la mort du duc de Montbazon, son beau-père. Mme de Chevreuse mourut 1679 , dans l'hôtel de Luynes, à Paris, logeant avec le duc de Luynes, son fils du premier lit, et qui, comme on le va voir, fut aussi son beau-frère. Elle lui laissa tous ses biens et avoit engagé le duc de Chevreuse, son second mari, à se démettre en sa faveur de sa charge de grand fauconnier de France, que le connétable, son premier mari, avoit aussi

la longue vie de Monsieur son père.

avant qu'être duchesse, comme on le voit expliqué ci à côté, à l'article de sa belle-sœur la duchesse de Chevreuse . Anne mourut ..... h

eue et qui avoit commencé sa prodigieuse fortune.

Du second lit :

« L'abbesse de Malnoue, auparavant de la Trinité de Caen, née 1629, morte 1682, à cinquantetrois ans, restauratrice du prieuré du Cherche-Midi, à Paris, célèbre par ses ouvrages de piété.

« La duchesse de Luynes : Anne, née 1640, d'abord novice, puis quitta le voile avant sa profession, enfin épousa le duc de Luynes, fils de la duchesse de Chevreuse, sa sœur, qui étoit veuf d'une Séguier et père du duc de Chevreuse mort gouverneur de Guyenne avec nombreuse postérité. Leduc de Luynes, retiré à Port-Royal-des-Champs, ramené à force par ses amis dans sa famille, devenu passionnément amoureux de sa tante, l'épousa., et en eut la princesse de Guémené ci à côté, le comte d'Albert, le chevalier de Luynes et la marquise de Saissac, tous sans postérité, la marquise de Goufïier, qui en a eu, et la comtesse de Verue, qui n'en a point eu de son mari, mais bien du roi de Sardaigne une fille, mariée avec postérité au fils unique du prince de Carignan sourd et muet, fils du prince Thomas, fils de Savoie, et de la dernière princesse du sang de la branche de Soissons.

« Le duc de Montbazon 3e :

«Charles,né...., mort .... enfermé à Liège, à ....

ans, et interdit.

«MlledeSchonberg, sœur de la célèbre Madame de Liancourt, et peu ressemblante, tille puînée du maréchal de Schonberg et d'Anne de la Guiche, sa seconde femme, née ...., mariée ...., morte 1706, à soix a n t e-q u a t o r z e ans.

« Le duc de Montbazon 4e :

«Charles, né....

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