La Fontaine avait dit (tome I, p
Arrière ceux dont la bouche Souffle le chaud et le froid!
Furetière donne la définition de cette locution.
4. Dans le procès des ducs et pairs contre ce maréchal : voyez notre tome II, p. 49, 59, etc. Il avait eu, dit Dangeau, « beaucoup de réputation pour l'éloquence ; » mais le Chansonnier assure que, comme président, il n'avait pas réussi, que c'était un homme des plus désagréables, sale, crasseux, de mine basse, chicanoux, étranger à toute politesse et civilité, et qu'on avait été étonné de le voir préféré par la riche Mlle Favier du Boulay à tous les gens de qualité (Bibl. nat., ms. Fr. 12 618, p. 451; Nouveau siècle de Louis XIV, tome IV, p. 111). Selon l'abbé le Gendre (Mémoires, p. 31), il avait autant de probité, de science et de bon esprit que son père, mais point d'éloquence : « Il ne manquoit jamais de se guinder dans le soleil ou dans la lune, et de se promener assez longtemps dans le zodiaque, avant de descendre au sujet qu'il vouloit traiter. » Il était obligé de lire ses plaidoyers, disent les Annales de la cour (tome I, p. 207) ; toutefois, Mademoiselle eut beaucoup à se louer de son talent quand il lui fit obtenir gain de cause pour la terre de Champigny (ses Mémoires, tome III, p. 29-30). Il est parlé de lui dans le Dictionnaire des précieuses, tome I, p. 78-79, et notes de M. Livet, tome II, p. 380-382.
5. Chrétien-François de Lamoignon : tome II, p. 269. Il avait déjà obtenu, en 1690 (15 janvier), la survivance.de la charge de président de M. de Nesmond, quoique beau-frère du premier président de Harlay,
•eut sa charge de président à mortier, et Portail1 eut la sienne d'avocat général, où il brilla plus que lui, et s'y lit beaucoup de réputation d'éloquence et d'équité2. Ce n'est pas qu'il ne fût fils de notre rapporteur3 plus que très favorable à M. de Luxembourg; mais il faut dire la vérité*.
Mme de Sillery5 mourut à Liancourt, où elle étoit retirée Mort de depuis un grand nombre d'années6. Elle étoit sœur du7 ?!^e cff11!^ père de M. de la Rochefoucauld8 qui avoit tant figuré avec Mme de Longueville dans le parti de Monsieur le Prince,
oncle du conseiller de même nom et neveu de MM. Talon et Joly de Fleury; mais, à la mort de M. de Nesmond, il avait préféré rester avocat général : ce qui fit croire tout d'abord, en 1698, que le Roi ne l'agréerait pas pour succéder à M. Talon ; et néanmoins il fut déclaré le 9 mars (Journal de Dangeau, tomes III, p. 34, IV, p. 248 et 266, VI, p. 303 et 307-309). En outre, on lui permit de vendre sa charge d'avocat général cinquante mille livres de plus qu'elle n'était taxée, «c'est-à-dire quatre cent mille livres ; la présidence en coûtait cent mille de plus, et rapportait six mille livres de moins. Trois autres concurrents s'étaient présentés : l'intendant Phélypeaux, le maître des requêtes Fieubet de Réveillon, et enfin le propre oncle de Mme de Saint-Simon, M. de Frémont d'Auneuil (Gazette d'Amsterdam, n°" xxi et xxm). Saint- Simon n'en dit mot.
1. Journal de Dangeau, tome VI, p. 309. — Antoine Portail, né le 18 mars 1674, pourvu d'une charge d'avocat du Roi au Châtelet en 1694, conseiller au Parlement en 1697, avocat général le 9 janvier 1698, président à mortier en 1707, premier président en 1724, mourut le 3 mai 1736, à soixante-deux ans.
2. Sa nomination fut très bien accueillie, dit la Gazette d'Amsterdam.