‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 63 sur 495 · Anne d'Autriche · texte numérisé non relu

Anne d'Autriche

6. Mademoiselle fait mention d'elle à deux reprises (tomes II, p. 338, et IV, p. 104), comme d'une femme « d'un esprit un peu bizarre, mais qui a des boutades plaisantes et agréables,... des manières toutes particulières, et surtout celle de se faire craindre et honorer de tout le monde. » Selon Tallemant, elle était belle, mais trop galante et extra-

gea à belles1 dents, pour s'amuser, pour cinquante mille écus de points de Gênes2 à ses manchettes et à ses collets, qui étoit lors la grand mode3. Elle étoit Estampes4, et commença la ruine de son fils.

Mort Le vieux Villars3 mourut en même temps à Paris, en

de Villars, deux jours6, à plus de quatre-vingts ans7. J'aurois assez

vagante, et elle contracta peut-être un mariage « de conscience » avec Nicolas Goulas. La Carte du pays de Braquerie en fait la femme la plus incommode pour son humeur inconstante, querelleuse, fantasque. Les lettres de Mme de Puysieulx qui se trouvent dans les papiers de Mazarin, aux Affaires étrangères, la montrent mêlée à toutes les intrigues du temps (Histoire de France sous le ministère de Mazarin, par M. Chéruel, tome I, p. 22-2o). Walckenaer a parlé d'elle dans ses Mémoires sur Mme de Sévigné, tome III, p. 248 et 249.

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