‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 65 sur 495 · En · texte numérisé non relu

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2. Personnage qui, selon Saint-Simon, comme on va le voir p. 92, figure dans le roman à'Artamène ou le Grand Cyrus.

3. Le surnom donné au marquis était employé couramment, comme le prouvent un passage du Journal d'Ol. iïOrmcsson, tome II, p. 541, et un mot de Mme de Sévigné (Lettres, tome III, p. 197). Mme Pilou disait : la Rondache (Historiettes de Tallemant, tome V, p. 483).

4. Gilonne-Marie- Julie d'Harcourt, fille de Jacques II, marquis de Beuvron, épousa : 1° en 1632, Louis de Brouilly, marquis de Piennes; 2° en 1644, Charles-Léon de Fiesque, comte de Lavagne et baron de Bressuire. Elle mourut le 16 octobre 1699, à quatre-vingts ans. Mademoiselle la surnommait la princesse Gilette. Elle figure dans le Dictionnaire des précieuses, sous le nom de Félicie, et dans la Carte du pays de Braguerie. Les Mémoires parleront d'elle à l'époque de sa mort.

5. Madeleine d'Outrelaize n'est connue que pour son intimité avec les amies de Mademoiselle. Probablement originaire, non pas du Poitou, comme le dira Saint-Simon en reparlant d'elle, mais de la basse Normandie (château d'Outrelaize, commune de Gouvix, près Caen), c'était une parente des d'Harcourt recueillie chez Mme de Fiesque : voyez les Mémoires de Mademoiselle, tome II, p. 246, et le commentaire des Historiettes de Tallemant des Peaux, tome VI, p. 174, 177-178 et 205.

de beaucoup d'esprit, qui se fit beaucoup d'amis, qui l'appelèrent la Divine*, nom qu'elle communiqua depuis à Mme de Frontenac2, avec qui elle alla demeurer depuis à l'Arsenal3, et avec qui elle passa inséparablement sa vie4, autre personne d'esprit et d'empire, et de toutes les bonnes compagnies de son temps5. On ne les appe-

4. Loret disait d'elle, dans sa Muse historique, en 1653, époque où Mme de Fiesque la voulut introduire chez Mademoiselle :

.... Pour sa charmante mine On la nomme à Paris la Divine, Et pour son rare esprit aussi....

Selon Tallemant (tomes H, p. 405, et VI, p. 11, note 2), Boisrobert surnommait ainsi Ninon de Lanclos.

2. Anne de la Grange-Trianon , demoiselle de Neuville, lille d'un maître des comptes, épousa presque secrètement, dans une des petites églises de la Cité, le 28 octobre 1648, Louis de Buade, comte de Palluau et de Frontenac, alors maréchal de camp, et elle mourut à l'Arsenal, le 30 janvier 1707, âgée de soixante-quinze ans environ et veuve depuis 1698. Elle fut dame d'honneur de Mademoiselle de 1653 à 1657, mais refusa d'être attachée à la princesse de Conti en

3. C'est le duc du Lude, en qualité de grand maître de l'artillerie, qui donna à Mme de Frontenac un bel appartement dans l'Arsenal, comme Saint-Simon le dira en 1707. Nombre de personnes distinguées y habitaient ainsi, sous le patronage des grands maîtres, et formaient, au temps de Louis XIV, une société particulière que Walckenaer a décrite dans le tome IV, p. 131-134, de ses Mémoires sur Mme de Sévigné. L'appartement de Mme de Frontenac fut repris, en 1707, par la duchesse du Maine, dont le mari, comme grand maître, avait sa résidence officielle à l'Arsenal. On trouve dans la Description de Paris, par Germain Brice, un état sommaire des constructions dont se composait l'Arsenal; la façade actuelle sur la rivière fut refaite après 1715, par BofTrand : les anciens bâtiments n'étaient plus habitables, et la duchesse du Maine avait du s'en aller aux Tuileries (Datigeau, tomes XVI, p. 172, et XVII, p. 379).

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