if., en abrégé, dans le manuscrit
7. Saint-Simon écrit : Noirmonstier, à l'ancienne forme ; la signature
° Saint-Simon adopte la date du 28 novembre 1612 comme jour de la passation du contrat, d'après l'Histoire généalogique, tome III, p. 607, et M. de Bâillon la recule jusqu'en 1614; mais le journal de Jean Héroard et les lettres de Malherbe placent certainement le mariage à la fin de juillet 1613. Henri de Montmorency avait fait casser, en 1610, un premier mariage conclu avec Mlle de Scepeaux-Chemillé.
dans les troubles de la minorité de Louis XIV1 pour se faire faire duc à brevet2. Elle avoit épousé Biaise de Talleyrand3, qui se faisoit appeler le prince de Chalais4 et qui fut de ce fameux duel contre MM. de laFrette5, où le frère
était : Noirmontier. — Louis II de la Trémoïlle, marquis de Noirmoutier, fait duc en mars 1650, était né le 25 décembre 1612, et mourut à Châteauvillain, le 12 octobre 1666. Il n'a que quelques lignes dans le duché de Royan, vol. 58 des papiers de Saint-Simon (France 213), fol. 179 v°.
1. Comparez la suite des Mémoires, tomes II de 1873, p. 302 (1700), et III, p. 79 (1701). Ce fut Noirmoutier qui ménagea, en compagnie de M. de Marcillac, l'adhésion du prince de Conti à la vieille Fronde. Quand celle-ci s'accommoda avec Mazarin, Mme de Chevreuse, qui était très attachée à M. de Noirmoutier, obtint pour lui le gouvernement des deux importantes places de Charleville et du Mont-Olympe, que convoitait la maison de Condé. Il avait servi brillamment comme maréchal de camp, surtout à Lens. On a à la Bibliothèque nationale, ms. Fr. 3856 et 3857, deux volumes de sa correspondance, de 1650 à 1655.
2. Les marquisats de Noirmoutier et de Royan avaient été érigés en duché-pairie par brevet de mars 1650 (voyez la Muse historique deLoret, tome I, p. 67) ; mais, par un autre brevet du 8 février 1657, le titre et la dignité furent transférés sur la terre de Montmirail, en Brie. Lors de la « fournée » de 1663, le duc ne put obtenir des lettres patentes d'enregistrement, « pour avoir servi et amené les ennemis en France » (Journal d'Ol. d'Ormesson, tome II, p. 68). Les brevets d'érection de 1650 et de 1657 sont publiés dans l'Histoire généalogique, tome V, p. 790-792. C'est seulement en 1707 que nous verrons le frère de Mme des Ursins obtenir l'enregistretnent pour une nouvelle érection.
3. Adrien-Biaise de Talleyrand, prince de Chalais et marquis d'Excideuil, marié en 1659, mort en 1670, au bourg de Mestre, près Venise, où il allait prendre du service. Il était neveu du favori de Louis XIII.
4. Le titre de prince était déjà porté par son cinquième aïeul, sous Charles VII : voyez leur généalogie dans le volume complémentaire de l'Histoire généalogique publié par M. P. de Courcy, p. 76-78, et le dossier Talleyrand, au Cabinet des manuscrits, Pièces originales, vol. 2788.
5. Gaston-Jean-Baptiste et Nicolas Gruel, fils d'un lieutenant de Roi au pays Chartrain et capitaine des gardes de Monsieur, se qualifiaient, l'un marquis de la Frette (mort le 7 janvier 1686), l'autre marquis d'Amilly (mort le 13 mai 1708). — Leur « fameux » duel eut lieu à Chaillot, en janvier 1662, au sortir d'un bal du Palais-Royal. Le récit en a été fait par Gatien de Courtilz de Sandras, dans deux de ses ouvrages apocryphes les Mémoires de M. le comte de Rochefort, p. 207, et les Mémoires de M. de Bordeaux, tome IV, p. 426-430; comparez le Nouveau siècle d*
aîné du duc de Beauvillier l fut tué et qui fit sortir les * autres du Royaume3. Mme de Ghalais alla joindre son mari
Louis XIV, tome II, p. 82-85, et une relation de l'ambassadeur vénitien Grimani reproduite dans les Archives de la Bastille, tome III, p. 404-405. Saint-Simon en reparlera dans la suite des Mémoires, tomes III de 1873, p. 79, et V, p. 469 ; il avait fait une première rédaction dans l'article du grand-père des la Frette, nommé chevalier de l'Ordre en 1615, vol. 34 de ses papiers (France 189), fol. 88. — La fureur des duels était héréditaire dans cette famille : le père provoqua, en 1626, son propre ami Bouteville, sous prétexte que celui-ci ne l'avait pas pris pour second dans le duel contre Torigny, et, la Frette ayant été blessé, ce fut à la suite de ce duel-là que Bouteville passa en Flandre : voyez notre tome II, p. 34.
1. Non pas le frère aîné, qui s'appelait le comte de Séry et qui mourut prématurément en 1666, faisant place au futur duc de Beauvillier, mais un second fils du duc de Saint-Aignan, Pierre de Beauvillier, chevalier de Saint-Aignan, lequel était né le 14 août 1641 et possédait en commende l'abbaye de Ferrières depuis 1660. Il était cousin germain des la Frette et les servit dans leur duel ; mais, au lieu d'y périr, ce fut lui qui tua Henri d'Antin, et, s'étant retiré en Hongrie, il finit glorieusement dans une escarmouche contre les Turcs, peu de jours avant le combat de Saint-Gothard, le 25 juillet 1664. — La même erreur sur ce Saint- Aignan ne se retrouvera pas dans le passage de l'année 1701 (tome III, p. 79), au milieu du portrait de Mme dès Ursins, ni en 1714 (tome X, p. 275). M. de Chalais était le provocateur dans le duel de 1662, et, outre le marquis d'Antin, qui fut tué, ses deux autres seconds et luimême furent blessés, tandis que leurs quatre adversaires n'eurent rien.