‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 97 sur 495 · Sa cousine germaine, fille de la maréchale de la Motte · texte numérisé non relu

Sa cousine germaine, fille de la maréchale de la Motte

d'une terre de quatorze mille livres de rente ; et, malgré ces legs, il revenoit fort gros à Bullion1. Il2 avoit été conseiller au parlement de Metz3 après avoir éprouvé à un siège qu'il n'étoit pas propre à la guerre, sans avoir pourtant rien fait de malhonnête : on s'aperçut, à un repas à la tranchée, qu'il ne mangeoit point; on l'en pressa ; il répondit plaisamment qu'il ne mangeoit jamais qu'il ne fût sûr de la digestion ; il avoua franchement sa peur, sans la témoigner autrement que par ses paroles. Il quitta à la fin de la campagne, et n'en fut pas moins estimé. Son père4 étoit fils de Bullion surintendant des

1. Cette phrase est encore à peu près copiée du premier article de Dangeau, p. 355.

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