Ci-dessus, p
2. Emploi à rapprocher îles exemples donnés par Littré, Assembler 4°, et de celui que nous venons d'avoir ci-dessus, p. 142.
3. Voyez ci dessus, p. 39, et comparez l'Addition au Journal de Dangeau, t. I, p. 72, les Écrits inédits de Saint-Simon, tomes IV, p. 467, et VII, p. 272-273 et 280, et les Mémoires, tome VI de 1873, p. 184. La délimitation des attributions de la surintendante et de celles de la dame d'honneur avait été fixée par un règlement de 1661 (Arch. nat., K 1712, n° 9, et Mémoires de Mme de Motteville, tome IV, p. 262- 266; comparez un mémoire du 27 avril 1725, dans lems. Clairambault 664, fol. 851, et Arch. nat., 01 3715). La surintendante recevait les serments de tous les officiers de la maison de la Reine, commandait dans la chambre, visait les états de dépense, avait les honneurs, présentait la serviette, tenait la pelote, donnait la chemise, tandis que la dame d'honneur servait à table, avait la préférence pour le carrosse et le logement, et d'ailleurs faisait toutes les fonctions de la surintendante en l'absence de celle-ci.
4. Ici, par exception, il a écrit : atour, au singulier. — Il a déjà parlé plusieurs fois de nos dames d'honneur et dames d'atour : tomes III, p. 172, IV, p. 108 et 189, V, p. 6 et 8, VI, p. 243. Voyez aussi les Écrits inédits, tome III, p. 73-74.
Ici, ('.amareiramajor, en un seul mot; dans le texte, Camareira Major.
Dames du palais et dames d'honneur.
sommelier du corps1. Elle ordonne des habits et des dépenses personnelles de la reine, qu'elle ne doit jamais quitter, mais la suivre partout où elle va*. Elle entre presque toujours seule, mais de droit et la première, dans le carrosse où est la reine, quand le roi n'y est pas, et ce n'est que par grande faveur et distinction si, très rarement, quelque autre grande d'Espagne y est appelée3. Les bas officiers de la chambre la servent en beaucoup de choses, même chez elle, et elle' use de beaucoup de provisions de sa maison. Son appartement au palais est aussi meublé de la reine5. Le concert doit être entier entre elle et le majordome-major, et y est presque toujours : sans quoi il y auroit lieu à beaucoup de disputes et de prétentions l'un sur l'autre.
La reine, après la camarera-mayor, a de deux sortes de dames, au nom desquelles il seroit aisé de se méprendre lourdement selon nos idées1'. Les premières7 sont précisément nos dames du palais8, mais qui ont un service; les autres sont appelées senoras de lionor, dames d'honneur. Les dames du palais, et qui en ont le nom comme les nôtres0, sont des femmes de grands d'Espagne, ou leurs