En août 1699, à la place du duc d'Hijar
10. C'est sa grand'belle-mère, la duchesse de Terranova (tome VII, p. 265-266), et non sa femme, qui avait été successivement camareramayor des deux femmes de Charles II, et était morte en 1692. La nomination de cette Italienne, qui se connaissait mieux « en carabines et en poignards qu'en dés et en aiguilles, » avait été fort critiquée.
II. Je ne trouve d'autre mission de ce genre que celle d'un simple majordome (recueil Hippeau, tome II, p. 496-497 et 504; Gazelle, p. 150) ;
avec dépit un homme si considérable chez la reine, toute exilée qu'elle étoit, et n'oublia rien de direct ni d'indirect pour engager Monteleon de la quitter; mais il avoit affaire à un homme plus délié que lui, et qui répondit toujours qu'il ne quitteroit pas pour rien des emplois aussi bons à user que ceux qui le retenoient à Tolède, mais qu'il étoit prêt à revenir, si on lui donnoit une récompense raisonnable. Ce n'étoit pas le compte du cardinal : il vouloit isoler entièrement la reine, et qu'elle ne trouvât au plus que des valets; et c'étoit lui procurer quelque autre seigneur en la place de Monteleon, si on achetoit l'abandon de celui-ci, qui seroit une1 espérance et un exemple pour le successeur. Quelques mois se passèrent de la sorte, qui allumèrent de plus en plus le dépit du cardinal, qui, outré de colère, résolut enfin de se porter aux dernières extrémités contre le duc de Monteleon, et de faire en même temps le plus sanglant outrage à la reine s. Coutume Pour entendre l'occasion qu'il en saisit il faut savoir
en Espagne une coutume d'Espaene que l'usage a tournée en loi, et
dite la saccade . , r 11 m 1 r
du vicaire. qui est également folle et terrible pour toutes les famdles. Lorsqu'une fille, par caprice, par amour, ou par3 quelque raison que ce soit, s'est mis en tête d'épouser un homme, quelque disproportionné qu'il soit d'elle, fût-ce le palefrenier * de son père, elle et le galand le font savoir au vicaire de la paroisse5 de la fille, pourvu qu'elle ait
mais il est certain que la reine eût voulu faire passer à M. rie Monteleon .la charge de M. de San-Estevan (ibidem, p. S'iS-S^Ô et 358-359).