‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 185 sur 548 · Tome VII, p. "274, etc · texte numérisé non relu

Tome VII, p. "274, etc

9. Il protestade nouveau, en partant, contre le testament de Charles II : Gazelle d'Amsterdam, 1701, Extr. xvi; l'Esprit des cours, tome IV, p. iir>-"221 ; Lamberty, Mémoires, tome I. p. 367-368.

10. Il a écrit ici : Arersbeiy. el : Averbera, dans lu Table générale. — Ferdinand, prince d'Auersperg et du Saint-Empire, duc de Miinsterberg et de Frankenstein, tils d'un vice-président du conseil de guerre assez français de cœur, pour qui même Louis XIV avait demandé un chapeau de cardinal en Ui69, était à l'ambassade de Londres depuis plus d'un an, ayant dû, en 1698, venir en France, quand, en juillet 1700, son souverain le nomma pour aller à Madrid, et il fut fait conseiller privé le mois suivant. Il passa par Paris en octobre, se rendant à son poste. Voyez, sur cette ancienne famille de la Carniole autrichienne, Imbof, Notitia .S. R. G. imperii, éd. 1693, p. 252-235.

Manchette placée deus lignes trop bas. (

l'arrivée du roi à Madrid.

Continuation du voyage des princes.

Folie du cardinal le Camus furent sur sa dignité.

céda. Mais la junte, qui, clans ces circonstances, le prit moins pour un ambassadeur que pour un espion, lui conseilla doucement de se retirer jusqu'à ce qu'on sût à quoi l'Empereur s'en tiendroit. Il résista jusqu'à proposer de demeurer, en attendant, comme particulier sans caractère. A la tin, il fut prié de ne pas attendre l'arrivée du roi d'Espagne, et il partit'; mais il passa par Paris, où il s'arrêta en voyageur pour y voir les choses de plus près, et en rendre compte de bouche plus commodément2 encore que Sinzendorf, envoyé ici de l'Empereur, ne pouvoit faire par ses amples dépèches.

Ce pendant les deux princes frères du roi d'Espagne continuoient leur voyage par la Erance3, où, malgré la fâcheuse saison de l'hiver, les provinces qu'ils parcoun'oublièrent rien pour les recevoir avec les plus grands honneurs et les fêtes les plus galantes4. Le Languedoc s'y distingua5, le Dauphiné fit de son

1. C'est Dangeau qui annonce cela : tome YIIF, p. 54. Léopold envoya plus tard M. d'Auersperg à Turin, en 1703, négocier la défection du duc de Savoie, et il mourut dans ce poste au milieu de l'année 1705.

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