Avant cet avoit, il a biffé les
2. Ici, il ne tient plus compte de l'initiale aspirée de Hongrie. — C'est en 1687, au milieu de l'invasion turque, (pie l'empereur Léopold avait obtenu de la diète de Presbourg que la royauté de Hongrie fût reconnue héréditaire dans sa descendance directe, et même avec réversion à la branche d'Espagne en cas d'extinction de celle d'Autriche. L'archiduc Joseph avait été alors couronné roi. (Journal de Dangeau, tome II. p. 78.) En échange de cette renonciation au système électif, la noblesse avait reçu le droit d'instituer des majorats et des fidéi-commis. Mais, en 1698, l'Empereur avait échoué dans une nouvelle tentative pour enlever l'administration financière aux états, qui se composaient de quatre ordres.
3. Ayant d'abord écrit : vexés, il a seulement changé le ;• initial en / et ajouté un accent sur IV qui suit; ce qui t'ait : lésés.
i. Dans l'article consacré au comte de Sehix (sic) d'après Y Histoire des troubles de Hongrie, le Moréri dit : « Os peuples se plaignoient que l'empereur Léopold violoil leurs privilèges et ruinoit leur pays par les garnisons allemandes. •> Noire auteur entrera dans plus de détails en 1713 : tome IX, p. 408 et suivantes.
.'i. Au pluriel, par mégarde.
6. Pierre Esdrin, comte Serin ou Serini (la vraie forme est Zrin ou Zrini/i), fut nommé vice-roi de Croatie et des frontières de Dalmatie, pour l'Empereur, en juillet 1665, à la place de son père, el membre du conseil secret, se révolta ouvertement en 1670, après deux tentatives manquées, mais, trahi et livré par un ami, fut exécuté à Xcustadt, le 30 avril 1671. Son père, tué à la chasse en 1664, avait été un des plus vaillants adversaires des Turcs, et Louis XIV le tenait en très grande estime. — Le gouvernement ou banat de Croatie, entre la Carniole. l'Esclavouie, la Posnie et la Dalmatie, avec Carlstadt comme capitale. Fiume comme port, était uni à la Hongrie depuis 1342; mais les Turcs en détenaient toute la partie située au delà de ITnna.
sa femme, sœur de Serini',et à Nadasti*, président du conseil souverain d'Hongrie, et la3 prison perpétuelle au fils du comte Serini*, où il est mort plus de trente ans après*. Sa sœur6, fille du comte Serini exécuté, avoit épousé le prince Ragotzi7, dont elle eut le prince Ragotzi dont je vais parler8, et qui me donnera lieu d'en parler plus d'une fois. Elle se remaria, en 1681, au fameux comte Tekeli9,
1. François-Christophe Frangipani, comte de Tersats, était d'une ancienne famille de Rome qui avait fait souche en Hongrie. 11 fut exécuté avec Zrinyi à Neustadt, et ses biens confisqués. Ce n'est pas sa femme qui était sœur de Zrinyi, mais bien sa sœur Anne-Catherine qui avait épousé ce comte, et, ayant eu la principale part à leur entreprise, elle subit le même sort qu'eux, le 18 novembre 1673; à Gratz.
"2. François, comte Nadasli, n'ayant pu obtenir le palatinat de Hongrie en 1666, essaya à plusieurs reprises d'assassiner ou d'empoisonner l'Empereur; surpris et arrêté au moment où il allait fuir vers Venise, il fut enveloppé dans le procès de Zrinyi et de Frangipani, et exécuté à Vienne (Moréri). Voyez la Gazette, année 1670, p. 974, 975, 998, 999, 1019, 10-20, 1063, 1065, et année 1671, p. 498, 506, 5-2-2, 556, 574, 597, et l'Histoire des procédures criminelles.... des trois comte ISadosli, etc., imprimée en latin, en fiançais et en italien, 1671 et 1672. Nadasti, petit-fils d'un palatin à la vaillance duquel Soliman lui-même avait rendu hommage, avait publié plusieurs ouvrages savants sur l'histoire et le droit de la Hongrie.