‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 273 sur 548 · Ci-dessus, p. 31-2 cl · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 31-2 cl

sion où il y alloit du tout pour elle, et1 avoit engagé la duchesse de VentadourMe voir Mme de Maintenon.Elle le3 fit : Mme de Maintenon ne s'expliqua qu'en général, et dit seulement qu'elle iroit chez Madame au sortir de son dîner, et voulut que Mme de Ventadour se trouvât chez Madame, et fût en tiers pendant sa visite. C'étoit le dimanche, le lendemain du retour de Marly*. Après les premiers compliments, ce qui étoit là sortit, excepté Mme de Ventadour. Alors Madame fit asseoir Mme de Maintenon, et il falloit, pour cela, qu'elle en sentit tout le besoin3. Elle entra en matière sur l'indifférence avec laquelle le Roi

•1 . Cet et, ajouté en interligne, est de trop.

2. Saint-Simon n'a pas encore dit <|ue cette duchesse, fille de la maréchale de la Motte-Houdancourt (tome I, p. 129), était dame d'honneur de Madame, sans qu'il y eût au-dessus d'elle une surintendante, depuis le mois de juin 1684. La nomination d'une dame titrée à ce poste avait beaucoup flatté Monsieur (Dangeau, tome I, p. 23-94 et 27 ; Lettres de Mme de Sévigné, tome VII, p. 269; Écrits inédits de Saint- Simon, tome V, p. 428-429). Nous avons vu (tome VI. p. 296, fin de note) qu'il la prenait pour une de ses associées au jeu. et (tome V. p. 138) qu'elle avait vendu à Mme de Bullion l'entrée dans les carrosses de Monsieur et de Madame. Belle, mais sotte, peut-être galante [Sévigné, tome II, p. 117, 134, 133 et 204), séparée de « son monstre de mari » depuis 1679, elle était tombée finalement dans la dévotion, et recevait les pieux conseils de Mme de Maintenon (Correspondance générale, tome IV, p. 313 et 322-324). C'est peut-être sous l'influence de cette directrice qu'elle quittera Madame en 1703 pour arriver au poste de gouvernante des enfants de France qu'avait eu jadis sa mère.

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