Ce détail seul n'est pas pris à Dangeau
8. Hardouin de Rouxel, abbé de Grancey, était un frère de Mme de Marey, issu comme elle du second mariage du maréchal de Grancey, et neveu de l'archevêque de Rouen mort en 1691. Docteur de Sorbonne
de Monsieur, lui présenta le goupillon, et aux deux fils de France ses fils; un autre aumônier, à tous les autres1. L'après-dinée du même jour, toutes les dames vinrent en mante2 chez Mme la duchesse de Bourgogne, qui y étoit aussi avec toutes les princesses du sang. Le cercle assis, il ne dura qu'un moment, et Mme la duchesse de Bourgogne3, suivie de toute cette cour, alla chez le Boi, chez Madame, chez M. et chez Mme la duchesse d'Orléans, puis monta en carrosse, au derrière avec Mme la Grande- Duchesse4, trois princesses du sang au devant5, Madame la Duchesse à une portière6, et la duchesse du Lude à l'autre, suivie de cinquante dames dans ses carrosses7 ou dans des carrosses du Boi. Tout y fut en confusion8. Il plut aux princesses du sang, dont chacune devoit [occuper] 9 un des carrosses, de se mettre toutes dans celui de Mme la duchesse de Bourgogne. On ne pouvoit s'y attendre, parce que c'étoit
et de la Sapience à Rome, il avait été pourvu de la charge de premier aumônier de Monsieur (ci-dessus, p. 277, note 5) en mai 1688, et ce prince lui avait donné les abbayes de Notre-Dame-du-Relecq (1691), de Baugeuey (1690), de Preuilly (1691); le duc d'Orléans le nomma aussi, en décembre 1702, à celle de Fleury ou Saint-Benoit-sur-Loire. Nous le verrons suivre ce prince à la campagne de Turin, en 1706, recevoir une blessure dans la néfaste journée du 7 septembre, et mourir le 8.
1. Dangeau ne parle ni des deux fils de Monseigneur, ni du simple aumônier présentant le goupillon aux autres princes. Voyez la relation île l'exposition du corps donnée par le Mercure, juin, p. 332-345.
2. 11 a écrit : mante, au singulier, tandis que Dangeau avait mis : niantes, au pluriel.