Blanc dans le manuscrit
4. Selon la Gallia chrisliana, il se fit enterrer dans le couvent des bénédictines de Provins, secouru et reconstruit par lui.
5. La notice qu'on va lire est extraite du mémoire que Clairambault dressa, en février 1606, pour M. de Pontchartrain, sur les honneurs accordés aux princes, ducs et pairs, ducs noa pairs, ofliciers de la couronne, et à divers autres seigneurs : Arch. nat. papiers de la Pairie, KK 599, p. 297-300
bourg el d'Albret1 lésa fait jouir de l'honneur d'être traités de cousins et leur a procuré les honneurs du Louvre. Le roi Henri IV érigea, au mois de septembre, l'an 1600, à la prière de Louise de Lorraine, reine de France, veuve du roi Henri III, la baronnie de Houllefort, en Boulonnois, en duché, sous le nom de Bournon ville', en faveur d'Alexandre «le Bournonville, comte de Hénin3, et ses hoirs mâles. Cette reine étoit tante à la mode de Bretagne de ce premier duc de Bournonville4. Il obtint, le 3 avrill602, des lettres de surannation pour l'enregistrement de ses lettres de duché au parlement de Paris, et, sur des lettres de jussion du 6 décembre suivant, il y eut arrêt, le 20 du même mois, portant qu'il scroit informé, à la requête du procureur général, de la valeur et qualité des terres érigées et de l'âge du duc de Bournonville. Le 22 octobre 1608, il obtint encore des lettres pour l'érection de la terre de Bournonville et autres terres en Boulonnois qu'il avoit acquises, pour le tout être joint au duché érigé en 1600 sous le nom de Bournonville5. 11 fut obligé de se retirer en France avec le prince d'Espinoy, son beau-frère, l'an 1634°. 11 avoit l'honneur d'être cousin du roi Louis XIII du cinquième au quatrième degré.
« Alexandre de Bournonville, second du nom, son fils aîné, s'étant jeté dans le service de l'Empereur, le père fit donation, le 8 juillet 1651, du duché de Bournonville, à Ambroise de Bournonville, son second Gis, qui s'étoit attaché à la cour de France7, et celte donation fut approuvée par des lettres patentes du mois d'août de la même année. Au mois de septembre \6o2, le Boi à présent régnant lui accorda des lettres de l'union de la pairie qui avoit été promise à son père en I6H i, et confirma, nonobstant la surannation, les érections el lettres de 1600. 1602, 1608, et la donation de 1651. 11 représenta l'un des pairs de France au
(original autographe). Une première rédaction se trouve biffée aux. pages 302 et 303. Une double copie est à la Bibliothèque nationale, dans les mss. Clairambault 7-21, p. 512-514, et 1195, fol. 123 va 1-27.
1. Voyez, clans le même registre de la Pairie, p. 400, le tableau de leur parenté avec la Dauphine-Bavière.
2. Bournonville était le nom d'une autre terre, à vingt et un kil. E. de Boulogne, dont on prétendait rattacher les seigneurs aux anciens comtes de Guines.