Avant c'est-à-dire, le manuscrit porte une / billée
5. C'est la même date de 17 i0 que nous avons déjà trouvée par le calcul dans le volume précédent : tome VII, p. 370, note 2.
6. Duguet lui-même arrêta une impression commencée à Annecy en 1732 ou 1733; mais, comme il mourut alors, un éditeur reprit le travail, et Y Institut ion parut en Hollande en 1739.
7. Ces trois participes sont au masculin. — Le marquis d'Argenson écrivait, dans ses Mémoires (tome III, p. 75-76), à la date du 17 mai 1740 : « Il paroit un livre, le livre des livres, composé par feu l'abbé Duguet, sur l'institution des princes. Ce livre, composé par ordre du roi de Sardaigne pour l'éducation de son fils aujourd'hui roi, traite de toutes les matières morales, politiques et religieuses avec une dignité, une noblesse, une éloquence et une pureté de cœur qui enlève à sa lecture. Le cardinal de Fleury a le front de défendre ce livre et d'en rechercher les exemplaires avec un soin qu'on ne prendroit pas pour Spinoza. 11 en reçoit l'affront que. tout le monde dit que c'est à cause d'un certain passage qui traite de la honte qu'il y a pour un prince de se donner un premier ministre, etc. » Ni l'avocat Barbier, ni le duc de Luynes, ne parlent de cette interdiction; mais la date est précisément celle où notre auteur écrivait la présente partie de ses Mémoires.
M. de Beauvillier, dont le mal étoit un dévotement qui Helvétius le consumoit depuis longtemps et auquel la fièvre s'étoit Rj^~ dTdùc jointe1, eut bien de la peine à gagner sa maison de Saint- de Beauvillier. Aignan-, près de Loches3, où il fut à l'extrémité. J'avois su, ^Add- s'~s- 33^ depuis son départ, que Fagon l'avoit condamné, et ne l'avoit envoyé à Bourbon, peu avant ce voyage4, que par se trouver à bout sans espérance de succès, et pour se délivrer du spectacle en l'envoyant finir au loin3. À cette nouvelle de Saint-Aignan, je courus chez le duc de Chevreuse pour l'exhorter de mettre toute politique à part, et d'y envoyer diligemment Helvétius5, et j'eus une grande joie d'apprendre de lui qu'il en avoit pris le parti, et qu'il