Autre Pierre-Vincent Alvarez de Portugal Tolède, etc
8. Tome VII, p. *254, note 9. Ce second marquis de Villena, que la Gazelle appelle Antoine, et non Mercure, fut gentilhomme de la chambre, capitaine général, etc., et mourut à Madrid, le 7 juin 1738, à cinquante-neuf ans.
postérité masculine1. Ainsi cette branche d'Oropesa est finie2.
Celle de Lemos3 sort de Denis1, fils puîné de Ferdinand II, Lemos.
1. Tout ceci n'est qu'erreur et confusion. Voici le texte du Moréri
de 1735 : < Pierre-Vincent, etc., survéquit peu de jours à son père,
étant mort en sa terre de Terrefou, le 15 du même mois de juillet 1728, le même jour et à la même heure qu'il acconiplissoit la vingt -deuxième année de son âge, et de la même maladie dont son père étoit mort. » Comparez la Gazette de 1728, p. 364 et 379. Mais il avait une sœur : « Aime-Marie-Bernardine de Portugal et Tolède, qui fut mariée à Madrid, le 22 (la Gazette donne la date du 24) octobre 1727, avec le comte de San-Eslcvan-de-Gormaz, fils du marquis de Villena. Par la mort de son frère, elle devint comtesse d'Oropesa, etc., et hérita de tous les biens de celte maison, de plus de quatre-vingt mille ducats de revenu; mais elle en jouit peu de temps, étant morte elle-même à Madrid, le 13 octobre 1729, dans la vingt-unième année de son âge, laissant seulement deux tilles. » L'erreur était déjà dans la rédaction primitive de notre auteur (Écrits inédits, tome V, p. 380), ainsi conçue : « Il y mourut peu après, et laissa un fils, qui épousa depuis la fille du marquis de Villena, majordome-major du roi, et ce dernier comte d'Oropesa est mort aussi peu après. ■• Confusion d'autant plus étonnante que Saint-Simon se vantera d'avoir entretenu des relations assez étroites avec les Villena.
2. Ici, la rédaction des toits inédits (p. 380-381) ajoutait : « Cette branche n'en a point fait d'autres. Comme elle participe immédiatement au droit qui a donné la couronne au roi de Portugal, les comtes d'Oropesa ont l'Altesse seuls en Portugal, et le rang après les infants sur tous les seigneurs ; mais ils n'ont jamais résidé en Portugal, et sont demeurés en Espagne sans rang, honneur ni distinction quelconque autre que comme grands d'Espagne depuis qu'ils le sont, et on voit qu'il n'y a pas fort longtemps, et mêlés parmi les grands tout comme les autres grands, et sans avoir jamais eu de prétention. » Comparez la suite des Mémoires, tome XVIII, p. 99. Les comtes d'Oropesa avaient le privilège de porter l'épée royale devant le roi, dans les entrées publiques.
3. Lemos est une petite province de Galice, dont la capitale s'appelle Monforte-de-Lemos. — « La branche de Lemos, dit l'autre rédaction (Écrits inédits, tome V, p. 381), ne seroit guères moins illustre, si elle n'étoit obscurcie par celle d'Oropesa, puisque Denis, tige de cette branche, étoit second fils de Ferdinand II, troisième duc de Bragance, et de la fille du duc de Viseo, qui étoit sœur du roi Emmanuel, et qui porta à ses enfants un droit à la couronne reconnu par ce roi, etc. »
4. < Denis de Portugal, comte de Lemos..., établit sa demeure en Castille, et sa postérité y prit le nom de Castro. » (Histoire généalogique,
duc de Bragance1, petit-fils d'Alphonse2, bâtard du roi de Portugal Jean Ier*. Ce Denis, par conséquent, étoit frère puîné de Jacques *, duc de Bragance3, grand-père de Jeanl", duc de Bragance \ duquel est sortie la branche d'Oropesa. Denis devint comte de Lemos en Castille7 avec une fille héritière8 de Boderic, bâtard d'Alphonse', mort sans enfants avant son père Pierre-Alvarez de Castro10 Ossorio, seigneur de Cabrera et Bibera, en faveur duquel Henri " IV, roi de
p. 630.) Comparez l'article Lemos dans Imbof et dans l'abbé de Vayrac
1. Fera.., en abrégé, dans le manuscrit. — Ce troisième duc de Bragance, fort aimé, de tout le pays, fut décapité le 22 juin 1483, par ordre de son beau-frère le roi Jean II, qui roahdt abaisser la noblesse : Histoire généalogique, p. 616.
2. Alph., en abrégé, dans le manuscrit. — C'est le premier duc de Bragance, par érection de l'année 1442, pendant la règence de son frère Pierre, duc de Coïmbre, et l'orageuse minorité de leur neveu Alphonse V. Il mourut en 1461 (ibidem, p. 614).
3. Jean Ier, né le 11 avril 1358, était lui-même un bâtard du roi Pierre le Justicier; il s'empara dit trône, au préjudice de sa nièce, en 1383 ou 1385, et mourut le 14 août 1433. Voyez le long article qu'il a dans l'Histoire généalogique, p. 590-592.