‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 82 sur 548 · Pli. II, en abrégé · texte numérisé non relu

Pli. II, en abrégé

6. L'Histoire généalogique dit seulement du père (p. 63"2) : « Ferdinand-Ruis de Portugal Castro, comte de Lemos, premier marquis de Sarria, grand d'Espagne, ambassadeur de l'empereur Charles V, puis du roi d'Espagne Philippe II, à Rome; » et du fils : « Pierre-Ferdinand de Portugal Castro Andrada, comte de Lemos, d'Andrada et de Villalva, marquis de Sarria, grand d'Espagne, servit Philippe II, roi d'Espagne, à la conquête de Portugal, en 1580. »

7. Dans ces générations figure un autre Pierre Fcrnandez, et non Ferdinand, comte de Lomos, mort sans postérité en 1622, célèbre comme protecteur des Lopc de Vega, des Cervantes, des Saavedra, etc. Etant vice-roi de Naples après avoir rempli les fonctions de président du conseil des Indes et de capitaine général, il se fît une cour littéraire, mais fut enveloppé dans la disgrâce de son beau-père le duc de Lerme, en 1618.

H. « Pierre-Antoine-Ferdinand de Portugal Castro, comte de Castro, de Lemos, d'Andrada et de Villalva, marquis de Sarria, duc de Taurisano, vice-roi du Pérou, mourut en 1678. » (Histoire généalogique, p. 635.) C'est en septembre 1666 qu'il eut cette vice-royauté, omise dans le Moréri. et il fit son entrée à Lima le 21 novembre 1667.

9. Il épousa, disent Inihof. l'Histoire généalogique et le Moréri,

et vice-roi du Pérou. Son fils, qui a épousé la sœur du duc del Jnfantado, de la maison de Silva1, n'en a point eu d'enfants2. Il vit encore, et n'a jamais eu d'emploi pour le premier de cette branche, en qui elle va finir3. C'est un bon homme, mais un très pauvre homme, qui est bien connu pour tel, et qui passe sa vie à fumer'. Sa femme et son beau-frère l'entraînèrent du côté de l'Archiduc pendant la guerre. Ils furent arrêtés comme ils y passoient,

« Anne de Borgia, veuve de Henri Pimentel de Guzman, marquis de Tavera, et fille de Charles Borgia, duc de Candie, et d'Artémise Doria. » Mais ce mariage ne se trouve pas dans la filiation des ducs de Candie donnée ailleurs par Imhof (XX in Hispania famïliœ, p. 22 et 28), et notre Histoire généalogique (tome V, p. 525 et 526) dit elle-même que Charles Borgia n'eut qu'une fille, mariée au prince de Ligne.

t. Ci-après, p. 117. Sur cette maison, voyez Imhof, Genealogiœ XX illustrium in Hispania familiarum, p. 263-304.

2. Imhof, Grands, p. 196. « Ginez Fernandez de Portugal..., premier gentilhomme de la chambre du roi d'Espagne, vice-roi de Sardaigne, puis capitaine général des galères de Naples, ensuite capitaine d'une des compagnies des gardes du corps de S. M. C, et chevalier de la Toison d'or, vivoit en 1716, sans enfants de Catherine-Marie de Silva Mendoza, qu'il avoit épousée le 8 septembre 1687, et (pour fille) de Georges-Marie de Silva Mendoza, duc de Pastrane et de l'Infantando (sic), et de Marie de Haro Guzman. » (Histoire généalogique, p. 635-636.) Il eut la Toison en octobre 1692, le généralat des galères de Naples en janvier 1698, la vice-royauté de Sardaigne en avril 1702, et une compagnie des gardes du corps à cheval en novembre 1703, mais la perdit en 1705, fut arrêté en 1706, au moment où il allait rejoindre l'Archiduc, et n'obtint l'amnistie qu'en août 1707. Sa femme était née le 9 août 1669, selon Imhof.

3. Il avait perdu un premier frère devant Namur, en 1692 (Gazette. p. 397; Dangeau, tome IV, p. 107), et un autre, du nom de Salvador, en 1694, qui laissait trois filles et sa femme enceinte (Gazette, p. 461).

4. Comparez la suite des Mémoires, tomes XVII, p. 428, et XVIII, p. 94. Pendant deux ans qu'il administra la Sardaigne, la cour ne reçut aucune lettre de lui, et l'on fut obligé aussi de lui enlever sa compagnie des gardes, en 1705, parce qu'il ne voulait pas faire le service (Dangeau, tome X, p. 428; Sourches, tome X, p. 156; Mémoires de Noailles, p. 185). Le duc de Gramont le dépeignait en ces quelques mots, dans les portraits de l'année 1705 que nous avons souvent cités : « Lemos est une bête brute, tout à fait incapable de l'emploi qu'il exerce, et que la faveur de sa femme auprès de Mme des Ursins lui a fait obtenir. ■>

cadette de

et prisonniers quelque temps1. Le duc del lnfantado* a toujours été mal à la cour depuis3. Sa sœur, qui a de l'esprit et du manège, s'y sut raccommoder, et à la fin fut camarera-mayor de Mlle de Beaujolois lorsqu'elle fut' envoyée en Espagne pour épouser D. Carlos5, et c'étoit une des dames d'Espagne des plus capables0 de cet emploi, mais qu'on fut surpris qu'elle voulût bien accepter7.

La troisième branche de la maison de Bragance ou de veragua, Portugal établie en Espagne est celle de Veragua8. Mais,

1. En 1706 et 1707 : Journal de Vanneau, tome XI, p. 185 et 223.

2. Jean-de-Dieu de Silva Mendoza Sandoval, VI0 duc de Pastrana, VIIe prince de Melino et d'Evoli, VIIIe duc de Lerma et Xe duc del Infantado, etc., né le 13 novembre 1672, mort à Madrid le 8 octobre 1728. Sa lettre de félicitation sur l'avènement de Philippe V est au Dépôt des affaires étrangères, vol. Espagne 86, fol. 317.

3. Voyez ce que Saint-Simon dira de lui plus tard : tomes IV de 1873, p. 94, et XVII, p. 427-430. Le duc de Gramont le dépeignait ainsi, en 1705 : « Un jeune homme qui ne se mêle de rien. L'on peut dire de lui qu'il n'est ni chair ni poisson, et je suis très persuadé qu'il n'a jamais mérité les bottes ('!) qu'on lui a données. Il ne veut que la paix et le repos, et n'est pas capable d'autre chose. »

4. Ces deux mots, elle fut, et l'abréviation de que sont ajoutés en marge.

5. Philippe-Elisabeth, tille du Régent, née le 18 décembre 1714, ayant été accordée avec D. Carlos, infant d'Espagne (notre tome VII, p. 259), et les articles du contrat signés le 26 novembre 1722, à Versailles, elle fut conduite à Madrid le 16 février 1723; mais cette cour la renvoya lors de la rupture de 1725, et elle mourut non mariée, le 21 mai 1734, à Bagnolet, près Paris. Saint-Simon parlera d'elle, assez longuement, en 1707 : tome V de 1873, p. 185-186.

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