Par est répété à la fin d'une ligne et à la suivante
7. Ce personnage était fils d'un gouverneur du Brésil qui, en 1640, avait abandonné Philippe IV pour passer aux Bragance. Ayant éloigné la reine, il exerça un pouvoir absolu pendant cinq ans, mais gouverna bien et affermit l'indépendance du Portugal. Quand le roi lui manqua en 1667, il dut chercher un refuge en Piémont, d'où il paraît avoir pris une part active aux machinations des conspirateurs et empoison-
se retira à Alcantara' au mois d'avril, d'où il manda à la reine sa mère qu'il vouloit gouverner par lui-même, et relégua en même temps le duc de Cadaval. La reine se retira dans un couvent2 près de Lisbonne, et y mourut en février 1666. En juin suivant3, ce roi épousa la sœur de la mère du premier roi de Sardaigne4, fille du duc de Nemours et d'une fille de César, duc de Vendôme, qui, lasse de ses folies et de la cruauté qu'il faisoit paroître, forma un parti, l'accusa de foiblesse d'esprit et d'impuissance, se fit juridiquement démarier3, 24 mars 1668, l'y fit consentir et abdiquer, et, la6 même année, le 2 avril, c'est-à-dire dix jours après la cassation de son mariage,
neurs tic Paris, en 1675 et 1676 : voyez les Archives de la Bastille, tomes IV, p. 107, 1-21-1-26, 130-134, 153, 163, V, p. 155-156, et Vil, p. 130. Cependant, vers le même temps, Louis XIV s'employa auprès de la reine de Portugal, qui l'avait fait exiler, pour qu'on le laissât résider librement dans ce pays (ses Œuvres, tomes V, p. 546 et 555, et VI, [>. 379-382) : c'était le payement des services rendus en 1663 dans l'affaire du mariage de Portugal. Établi à la cour d'Angleterre à partir de 1677, il assista Charles II à son lit de mort, et partit comblé de présents pour rentrer à Lisbonne, après la mort de la reine (Gazette de 1685, p. 586, et de 1686, p. 413). Là, il reprit peu à peu son crédit, si bien qu'en 1713, quoique aveugle et fort âgé, il était encore, comme le duc de Cadaval, le soutien des intérêts français. Voyez la Relation des troubles arrivés dans la cour de Portugal Fan 1067 et 1668, et le Recueil des instructions aux ambassadeurs en Portugal, publié en 1886, p. 98, 100, 110, 111, 208 et 232. Il mourut à Lisbonne, le 15 août 1721, dans sa quatre-viugl-sixième année. Son fils aine avait épousé une Soubise en 1694.
1. Alcantara était une modeste maison de plaisance, toute voisine de Lisbonne, avec un port et un pare où la cour allait chasser.
"2. Ici, couvent, et non plus couvent. Auparavant, se relira est en interligne, au-dessus des deux mêmes mots, qui en surchargeaient d'autres effacés du doigt, mais dont les dernières lettres apparaissent sous dans. — L'Histoire généalogique dit (p. 621) que ce couvent venait d'être fondé par la reine à Xabrcgas, près de Lisbonne.