‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 94 sur 548 · Gazette de 1683, p. 593 et · texte numérisé non relu

Gazette de 1683, p. 593 et

3. On trouve démariage dans les Lettres de ,/. Chapelain, tome I, p. 644, mais non dans les dictionnaires qui donnent démarier.

4. « Dès que le roi Alfonse eut pris les rênes du gouvernement, il le relégua fort loin de sa cour, le connoissant trop attaché à sa mère; la reine Mario-Elisabeth de Savoie-Nemours le lit rappeler et rétablir dans le ministère, et il fut nommé premier plénipotentiaire pour traiter la paix avec l'Espagne en 1667 et 1668. » (Histoire généalogique, p. 641.) Il signa le traité de paix du 13 février 1668 : Corps diplomatique, tome Vil, 1" partie, p. 70.

5. Elisabeth ou Isabelle, infante de Portugal : tome VI, p. 241 et noie 7. Le P. d'Orléans, de la Compagnie de Jésus, tit imprimer, en 1696, une Vie de Marie de. Savoie, reine de Portugal, et de l'infante Isabelle, sa fille. Une autre Vie de la première a été publiée en 1865.

ti. Les péripéties de cette négociation matrimoniale, qui lit tant de bruit de 1678 à 1682, et sur laquelle Louis XIV comptait pour obtenir la Savoie, peut-être même le Piémont, lorsque Victor-Amédée hériterait de la couronne de Portugal, se trouvent dans la Galette et sont résumées dans ÏHisloirc de Louvois, par M. Camille Rousset, tome III, p. 95-38, 117-120, 123, 132,133, 137, 144, 151-153 et 166, dans les Mémoires de Pomponne sur l'état de l'Europe, p. 84-91, et dans un volume supplé-

le duc do CadavaJ qui l'alla chercher à Nice', avec la flotte qu'il commandoit, pour l'amener en Portugal, où ce prince ne voulut jamais se laisser conduire, ni achever ce mariage. C'étoit en 16802. M. de Cadaval se retira de la cour bientôt après la mort de la reine3, et céda son titre et ses emplois à son fds aîné, qui mourut jeune en 1700, sans entants d'une bâtarde du roi D. Pierre4. Son

mentaire du Mercure de juillet 1681. Voyez aussi une lettre de M.Girardin, secrétaire d'Etat de Savoie, à l'abbé de la Roque (Arch. nat., K 1333, n° 12), et le Recueil des instructions données aux ambassadeurs en Portugal, p. 13(5-137. Tout était arrangé avec M. de Cadaval dès 1677.

1. Ces deux derniers mots sont ajoutés en marge à la fin de la ligne.

2. Histoire généalogique, p. 623 et 641. Cela ne se passait pas en 1680, mais un an après la signature du contrat et la célébration des fiançailles, qui eurent lieu en 1681. Les Mémoires de Sourches disent, en juin 1682 (tome I, p. 117) : « Le Roi avoit offert à la reine de Portugal des vaisseaux pour mener le duc de Savoie à Lisbonne; mais cette princesse n'accepta pas l'offre du Roi, les Portugais étant trop glorieux pour épargner la dépense en une semblable occasion. Elle fit donc construire ces huit vaisseaux tout exprès, lesquels étoient d'une magnificence extraordinaire, et dont le plus grand étoit de quatre-vingts pièces de canon, et les sept autres de soixante. Cette escadre étoit commandée en chef par le duc de Cadaval, qui étoit le plus grand seigneur d'entre les Portugais, et il étoit accompagné de tous les principaux seigneurs du royaume. » Le duc et sa suite arrivèrent à Turin en juin, mais trouvèrent M. de Savoie ou malade ou décidé à ne pas partir, et la flotte portugaise, comblée de cadeaux, s'en retourna à Lisbonne au mois d'octobre [ibidem, p. 123 et 145-146; Gazette de 1681, p. 257, 305, 379, 391 et 497, et de 1682, p. 351, 367, 375, 379,400,423,547,550, 611, 614, 661, 686, 699, 745 et 778). Le bruit fut que M. de Cadaval lui-même avait aidé à cette rupture, qui devint définitive en 1683 (Gazette, p. 7, 78 et 102; Instructions, p. 156 et 183-184).

3. Elle mourut le 27 décembre 1683; mais M. de Cadaval resta, jusqu'à la mort du roi, sinon premier miuistre, du moins favori de ce prince, et il ne tint pas à lui que le Portugal ne demeurât fidèle à ses premiers engagements avec Louis XIV et Philippe V : Journal de Dangeau, tomes IX, p. 176, 235 et 278, et XI, p. 276. Il est même encore question de lui, comme ayant conservé son crédit auprès du nouveau roi Jean V, dans l'instruction donnée à l'abbé de Mornay en octobre 1713.

4. Louis-Àmbroise de Portugal Pereira, marquis de Ferreira, né en mai 1677, du troisième mariage dont il va être parlé, épousa en mai 1695 Louise, fille légitimée du roi Pierre, et mourut à Lisbonne, le Lînovem-

frère1 lui succéda. Le2 père, qui survécut son aîné5, avoit été marié trois fois : la première sans enfants4, la seconde à une Lorraine fille et sœur des princes d'Harcourt5, la troisième à une fille de Monsieur le Grand6. De

brc 1700 (Histoire généalogique, p. 641 ; Gazette, 1727, p. 127). C'est on mars 1684 (Gazette, p. 185) que son père avait obtenu pour lui le titre de dur, et pour soi-même une commanderie fort riche, avec une charge d'alcaïde-mor. 11 fut généralissime de Portugal, t. Ci-après, p. 129. — 2. Le surcharge la.

3. L'Histoire généalogique dit qu'il « mourut au mois d'avril 1712, ayant cédé longtemps auparavant les honneurs de son rang à son fils aîné, et, après la mort de celui-ci, à son second fils. » Mais il ne mourut que le 29 janvier 1727, à quatre-vingt-neuf ans, et eut alors des obsèques quasi royales, racontées dans la Gazelle, p. 114 et 125-127.

4. La première femme était uue Portugal-Faro, comtesse d'Odemira, veuve du comte de la Feira, et très française de cœur.

5. C'est le 7 février 1671 qu'il épousa par procuration, à Paris, M. de Lionne étant son procureur et le coadjuteur de Retz faisant la célébralion comme cousin, Marie-Angélique-Henriette de Lorraine, fille de François, comte d'Harcourt (Gazette de 1671, p. 153, 821, 822, K-25 ei 897; Lettres de Mme de Sévigné, tome II, p. 37-38 et 54-56, et Lettres inédites publiées par M. Capmas, tome I, p. 245, note 9), et c'est dans le contrat que les Lorrains eurent l'habileté de faire passer pour la première fois le « très haut et puissant prince » et le « Monseigneur » : voyez notre tome III, appendice III, p. 385. La jeune duchesse, dont l'abbé Arnauld fait l'éloge dans ses Mémoires, p. 555, mourut en couche, à Lisbonne. le. 9 juin 1674 (Gazette, p. 715), et son fils unique en 1678 (Gazette, p. 635). Son père, François de Lorraine, comte d'Harcourt, de Rochefort, etc., né en 1623, troisième fils de Charles II, duc d'Elbeuf, et de la bâtarde d'Henri IV, mourut le 27 juin 1694. — Alphonse-Henri-Charles, d'abord comte de Montlaur, puis comte ou prince d'Harcourt, fils aîné de François, un vrai bandit selon notre auteur, naquit le 14 août 1648, n'eut d'autres fonctions que de conduire la reine d'Espagne à Madrid, en 1679, servit cependant comme aide de camp du Dauphin en 1684, prit part ensuite, comme lieutenant général, à l'expédition des Vénitiens en Morée, eut une charge de capitaine des gardes à la cour de Lorraine de 1702 à 1703, fut fait bailli et gouverneur de Clermont en 1707, et mourut à Montjeu, en janvier 1719. Nous connaissons déjà sa femme, fille de Brancas le Distrait.

6. Marguerite de Lorraine, fille aînée de M. et Mme d'Armagnac, sœur du comte de Brionne, des princes Camille et Charles, de la duchesse de Valentinois et de Mlle d'Armagnac, née le 17 octobre 1662,

la seconde il n'eut qu'une fille1, et de la troisième ses autres enfants2. Nuno-Alvarez, duc de Cadaval par la mort de son aine, né en décembre 16793, a joint à ses autres emplois héréditaires ceux de conseiller d'Etat, de majordome-major de la reine, de président du desembargo 4 du palais, et de mestre de camp du palais et de l'Estremadoure". 11 épousa la veuve de son frère6, et, l'ayant per-

mariée par procureur le 25 juillet 1675, à Versailles, devenue veuve le "29 janvier 1727, et morte à Lisbonne le 46 décembre 1730. Mme de Sévigaé (tome III, p. 531) la dit jolie et belle, et nous avons son portrait gravé chez Bonnart en 1694. Ce mariage eut l'avantage d'attacher définitivement M. de Cadaval aux intérêts de la France, mais à condition encore qu'il fût tenu et surveillé de près : Recueil des instructions aux ambassadeurs en Portugal, p. 133, 143, 183, 184, 199, 208, 229, 252, etc.

1. Isabelle-Henriette, mariée au marquis de Fontes, et morte le 27 novembre 1699, dans sa vingt-sixième année.

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