‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 140 sur 556 · Ces deux mots sont ajoutés en interligne · texte numérisé non relu

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4. Tome X, p. 203-204, et ci-dessus, p. 1-2. Comparez un mémoire du règne suivant sur les prélats-commandeurs : Arch. nat., M 64, n° 45.

5. Voyez la généalogie du Moréri que suit Saint-Simon, un article publié dans le Mercure de décembre 1703, p. 144-152, et un tableau de quartiers de noblesse dans le ms. Clairambault 1160, fol. 67 v°. C'était le dernier de son nom.

6. « Antoine de Bonzi, évêque de Terracine, fut envoyé nonce extraordinaire par le pape Clément VII vers le roi François Ier, pour traiter le mariage de Catherine de Médicis, sa nièce, avec Henri de France, duc d'Anjou, qui depuis fut roi » (Moréri). Il fut évêque de l'ancienne capitale des Volsques de 1528 à 1533.

7. Nous avons déjà eu à parler des Gondy comme ducs de Retz; le nom des Strozzi, qui cependant fournirent à la France plusieurs capitaines illustres, ne fera que passer trois ou quatre fois dans les Mémoires.

8. Thomas de Bonsy, évêque de Béziers de 1576 à 1596, fut envoyé par Henri III à Florence, comme ambassadeur, et mourut le 22 décembre 1603, à quatre-vingts ans.

9. Laurent Strozzi, né à Florence en 1523, fils d'une Médicis qui était la propre tante de la reine Catherine, porta les armes en France avant d'embrasser l'état ecclésiastique, et se fit d'Église à l'instigation de Catherine. En France, il eut successivement l'évêché de Béziers en 1548, celui d'Albi en 1561, et l'archevêché d'Aix en 1568. Paul IV lui avait donné le chapeau en 1557. Il mourut le 14 décembre 1571, et eut alors pour successeur Julien de Médicis.

10. Le chiffre 6 corrige 5. — Le sixième Bonsy fut seulement coadjuteur, et mourut avant le titulaire son oncle.

naux1. Le second Bonsy évêque de Béziers2 fit le triste mariage de Marie de Médicis. Sa parenté avec elle engagea Henri IV à le faire grand aumônier de la Reine, c'est-à-dire à ériger cette charge pour lui, l'unique qui, chez les Reines, ait le titre de grand3. C'étoit un homme de grand mérite, et qui avoit habilement traité beaucoup d'affaires dehors et dedans, et qui 4 eut la nomination de France au chapeau, que Paul V5 lui donna en 1611 6. Pierre Bonsy dont il s'agit ici, élevé auprès de l'évêque de Béziers7 son oncle8, auquel il succéda9, plut de bonne heure au cardinal Mazarin10.

1. L'évêché valait vingt-cinq ou vingt-six mille livres, et comprenait cent paroisses. Voyez le Mercure d'avril 4702, p. 336-338.

2. Jean, qui vécut jusqu'en 1621, était fils d'un premier ministre du grand-duc, et, sénateur lui-même, il avait déjà une réputation de juriste à Florence, lorsque le roi Henri IV le nomma évêque de Béziers à la place de Thomas, en 1598. Il obtint la naturalité en France, ainsi que son neveu et coadjuteur Dominique, qui mourut avant lui; leurs lettres furent vérifiées à la Chambre des comptes de Paris le 29 décembre 1601 et le 4 octobre 4603. Jean mourut à Rome. Il avait écrit des poésies héroïques.

3. Cette charge n'avait de gages que trois cents livres, avec une pension de trois mille six cents. Du Peyrat en a parlé dans ses Antiquités de la chapelle et oratoire du Roi, liv. I, chap. xvn, p. 405-443; voyez aussi Oroux, Histoire ecclésiastique de la cour, tome II, p. 290.

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