En décembre
2. Il fit une splendide entrée à Madrid, le 29 mars 1670, et eut son audience de congé le 27 mai 1671. Sur cette période de sa carrière diplomatique, voyez les ouvrages de Mignet, Négociations relatives à ta succession d'Espagne, tome III, p. 636-646, et de M. Legrelle, tome I, p. 189-197. 11 en est parlé aussi dans les Mémoires de Gourville. Au retour, M. de Lionne étant mort, il fut fort question de donner son héritage à l'ambassadeur; mais les autres ministres l'écartèrent : voyez la lettre de Mme de Maintenon au maréchal d'Albret datée du 3 septembre [1671], le Journal d'Olivier d'Ormesson, tome II, p. 613, les Mémoires du président Hénault, p. 48, et le 3e Entretien de M. Colbert avec Bouin, p. 151-156. Bonsy convoita également la grande aumônerie de France, qui fut donnée au cardinal de Bouillon.
3. Le Roi ayant renouvelé ses instances en 1671 (Instructions aux ambassadeurs à Rome, tome I, p. 240 et 252-253), Clément X se décida à faire enfin ce cardinal le 22 février 1672 (voyez les Mémoires de Pomponne, tome II, p. 2 et 13, le livre de feu Ch. Gérin, Louis XIV et le Saint-Siège, tome II, p. 437-460, et une notice italienne de Bonsy, dans le ms. Ital. 368, fol. 109-110), tandis que l'on espérait pour M. d'Estrées évêque de Laon, et le Roi tint à lui en donner lui-même la première nouvelle. C'est seulement alors que le cardinal alla s'installer dans son archevêché de Toulouse (Gazette de 1672, p. 844), et en octobre 1673 qu'il passa à Narbonne. Il ne reçut le chapeau que le 13 octobre 1676, après l'exaltation d'Innocent XI (Gazette, p. 790 et 808).