‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 164 sur 556 · Forme francisée de Miinderkingen · texte numérisé non relu

Forme francisée de Miinderkingen

4. Cette ville impériale, grande, riche, bien fortifiée et située sur le Danube, qui commençait à être navigable en cet endroit, avait été prise par l'Électeur, comme nous l'avons dit au tome X, p. 307, note 2. C'était le siège des diètes du cercle de Souabe.

5. François-René, baron de Legall, d'origine bretonne, peu connu à la cour, mais cependant estimé pour son savoir et son mérite, avait débuté sous Turenne, Luxembourg et Créquy, puis avait eu, en 1688, un des régiments étrangers du cardinal de Fùrstenberg, et était devenu brigadier de cavalerie en mars 1693, maréchal de camp en janvier 1702. Il passa lieutenant général à la suite du combat qui va être raconté, avec une pension de mille écus, qui fut doublée en 1704. Nous

e verrons servir en Espagne de 1705 à 1707, puis en Flandre en 1709, sous Villars, et prendre alors le titre de marquis. Il mourut le 8 janvier 1724, à l'âge de soixante-douze ans, ayant le gouvernement des

avec douze escadrons sous prétexte de garantir cette dernière ville des courses des ennemis qui en empêchoient le commerce et les marchés1. Il eut ordre de marcher sans bruit2 à huit heures du soir3. Du Héron4 le joignit avec six escadrons de dragons; il prit en croupe sept cents hommes d'infanterie, et cinq cents chevaux le joignirent en chemin avec Fonbeausard3. Quoiqu'ils eussent marché sans bruit toute la nuit, un parti d'hussards6 les découvrit : tellement qu'ils trouvèrent le général en bataille dans une belle prairie devant son camp, et son bagage ayant passé le Danube. Ils avoient quinze cents chevaux plus que Legall, et le débordoient des deux côtés : aussi attaquèrent-ils les premiers par une grande décharge. 11 ne leur fut répondu que l'épée à la main. L'affaire fut disputée, et notre gauche avoit ployé : le peu d'infanterie qu'avoit Legall marcha la baïonnette au bout du fusil, et arrêta en

port et fort de Brescou depuis 1721. Villars le proclame, dans ses Mémoires, très sage et vaillant, avec beaucoup de sens, d'audace, et les qualités les plus désirables dans un officier général. — Saint-Simon écrit : Legall, et : Légal; les nobiliaires modernes : Le Gall.

1. Ces détails et ceux qui suivent sont extraits d'une relation venue d'Ulm et insérée par Dangeau dans son Journal, p. 265-267, de même que par l'auteur des Mémoires de Sourches, p. 142-147. Comparez la Gazette, p. 403-405, le Mercure d'août, p. 216-217 et 231-238, le Mercure historique et politique d'août, p. 146-148, les Mémoires de Villars, tome II, p. 104-106, ceux de Saint- Hilaire, tome II, p. 322-323, VHistoire militaire de Quincy, p. 92-94, les Mémoires militaires, p. 644-646, et Villars d'après sa correspondance, tome II, p. 337-340.

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