‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 178 sur 556 · Ci-après, p · texte numérisé non relu

Ci-après, p

5. Selon l'article lxvii des Statuts (comparez les Journaux de P. de VEstoile, sur la réception du 1er janvier 1579, tome I, p. 296), les manteaux des chevaliers devaient être de velours noir doublé de satin orange et semé de « flambes d'or, » avec une riche bordure de fleurs de lis, de nœuds et de chiffres alternants, en broderie d'or et d'argent. Sur le manteau, se posait le mantelet de toile d'argent verte, brodé de même, mais avec des colombes en place des chiffres, et, sur le tout, on passait le grand collier d'or massif formé d'un entrelacs de chiffres du Roi, de fleurs de lis, de langues de feu, et supportant la croix de l'Ordre. Pour le chancelier, ce collier était supprimé, et il ne portait que la croix de broderie cousue sur le manteau et l'autre croix suspendue au cou par le cordon bleu. Les manteaux des prévôt, trésorier et greffier ne devaient être brodés que de simples « flambes. » On constate cette différence sur ceux qui subsistent actuellement. 11 y en a d'ailleurs des aquarelles dans le ms. Clairambault 1111, fol. 130-131. On voit, par les Lettres de Mme de Sévigné, tome VIII, p. 361, et par les Mémoires de Luynes, tome XI, p. 13, que les manteaux de chevalier se prêtaient ou se passaient de l'un à l'autre, contrairement aux décisions de 1580. Le coût en était évalué à six cents écus.

6. Ayant d'abord écrit : ils sont pareils, il a biffé sont, et écrit : est, en interligne, puis biffé le pluriel de pareils, mais sans corriger ils.

mantelets considérablement plus clairsemées et un peu moins larges, et, entre ces deux derniers manteaux, il y a1 encore quelque petite différence à l'avantage du grand trésorier sur le greffier2. Les grands officiers eurent encore cette ressemblance avec les chevaliers qu'Henri III, qui avoit compté donner à son nouvel ordre des bénéfices en commande comme en ont ceux d'Espagne3, en destina aussi aux grands officiers pour appointements de leurs charges4. Cette destination rendit dès lors commune aux chevaliers et aux grands officiers cette dénomination de commandeurs, dont le fonds n'ayant pas eu lieu d'abord par les désordres de la Ligue, ni depuis5, cette dénomination de commandeurs est demeurée propre aux huit cardinaux et prélats de l'Ordre6. Les grands officiers ont continué de l'affecter, qui, pour s'assimiler tant qu'ils peuvent aux chevaliers, la leur donnent, quoiqu'aucun d'eux ne la7 veuille et ne se donne que la qualité de chevalier des ordres du Roi, tandis que les grands officiers sont très jaloux de la prendre, quoiqu'elle soit demeurée vaine pour tous, puisqu'aucun n'a de commanderie, et que les grands officiers sont suffisamment désignés par le titre de

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