Rendus, au pluriel, dans le manuscrit
4. Philippe Hurault : tome VI, p. 359. On trouvera ci-après, appendice IV, p. 448 et 460, sa notice inédite. Un dessin lavé de son portrait, avec mantelet et croix pendante au cou, est dans le ms. Clairambault 4444, fol. 94 et 95. Nous avons une médaille de lui, datée de 4580.
5. Ce premier ministre de François II (tome II, p. 284) fut chancelier de Saint-Michel de 4547 à 1561, selon Y Histoire généalogique. Quant au cardinal de Bourbon, il y en eut trois de ce nom au seizième siècle ; mais le seul qui paraisse pouvoir convenir ici est Louis (4493-4557), quatrième fils du comte de Vendôme, évêque-duc de Laon en 4540, cardinal en 4547, premier abbé commendataire de Saint-Denis en 4529, lieutenant général de l'armée de Picardie en 4552. Il fut parrain du Béarnais, et, sans quitter l'évêché de Laon, eut en même temps ceux du Mans (4549), de Luçon (4524), de Tréguier (4537), et même l'archevêché de Sens (4536). Un des deux autres cardinaux, petit-neveu de celui-ci, dans la branche de Condé, n'étant né qu'en 4562, et fait cardinal en 4583, doit être laissé de côté; il mourut en 4594. Le dernier était propre neveu du premier : c'est Charles, frère cadet du roi Antoine de Navarre, celui qui fut choisi parles Ligueurs comme le plus ardent adversaire du protestantisme et proclamé roi sous le nom de Charles X. Né le 22 décembre 4523, successivement évêque de Nevers (4540) et de Saintes (4544), cardinal en 4548, archevêque de Rouen en 4550, il mourut à Fontenay-lc-Comte le 9 mai 4590. C'est lui qu fit nommer Cheverny chancelier de l'ordre de Saint-Michel, en septembre 4574, comme remplaçant du défunt cardinal de Créquy. Jusque-là, dit Cheverny lui-même dans ses Mémoires (éd. Buchon, p. 235), cette dignité avait été réservée aux ecclésiastiques de haut rang. V Histoire généalogique place ce cardinal de Bourbon dans la seconde promotion du Saint-Esprit, en 4579, avec les cardinaux de Guise et de Birague et les autres prélats. L'Histoire des ordres monastiques de 4749 ne cite (tome VIII, p. 374), comme chanceliers de Saint-Michel, que les cardinaux de Lorraine et le Veneur, avant Cheverny.
(i. Instution, dans le manuscrit.
Michel fut uni1. Son nom étoit Hurault2. Il étoit garde des sceaux dès 1578, lorsque le chancelier Birague fut fait cardinal3, et chancelier à sa mort, en 15854. Il l'avoit été du duc d'Anjou5, l'avoit suivi en Pologne, étoit attaché à Catherine de Médicis, et tellement aux Guises, qu'il perdit
1. Article xli des Statuts. — L'ordre de Saint-Michel avait été créé plus d'un siècle auparavant, en 1469, par Louis XI, pour trente-six gentilshommes, sous la grande maîtrise du Roi; mais, avec le temps, principalement sous Henri II et Catherine de Médicis, il fut si prodigalement conféré et prostitué à la « canaille, » que les seigneurs ne voulaient plus l'accepter, et c'est pour le relever, mais en l'absorbant presque entièrement, que le roi Henri III ordonna (art. xxxvm des Statuts) que les chevaliers de son nouvel ordre recevraient le collier à coquilles de Saint-Michel la veille de leur réception au Saint-Esprit : de là l'usage d'entourer de l'un et l'autre collier l'écu des chevaliers des deux ordres du Roi. L'ordre de Saint-Michel continua cependant de subsister et de se discréditer de plus en plus : si bien qu'en 1665, Louis XIV le détourna de sa destination première, et, tout en restreignant le nombre des chevaliers à cent, réserva le cordon de ce qui était depuis près de deux siècles 1' « ordre du Roi » à des hommes d'épée tout d'abord, puis, à partir de 1693, à des personnages distingués de condition secondaire, artistes, gens de lettres, gens de mer, etc. On possède encore aujourd'hui un des beaux exemplaires des statuts primitifs de 1469, orné d'un frontispice de Jean Foucquet (Bibl. nat., ms. Fr. 19 819), et un autre exemplaire splendide, exécuté au siècle suivant, pour le cardinal de Lorraine dont il vient d'être parlé (bibliothèque de la ville de Saint-Germain-en-Laye, n° 4 du catalogue). Le ms. Clairambault 1125, fol. 73, renferme une représentation à l'aquarelle du collier de Saint-Michel. Brantôme, qui a fait une longue digression sur cet ordre à propos du maréchal de Tavannes (tome V de ses Œuvres, p. 91-114), nous le présente comme tout autant avili et discrédité que l'ancien, dès les premières années.
2. Voyez la notice déjà indiquée ci-dessus : ci-après, p. 461.
3. René de Birague (1507-1583) : ibidem, p. 459. Le ms. Clairambault 1111, fol. 237-241, renferme des dessins de son portrait, de ses armes, du mausolée que son successeur lui fit élever par Germain Pilon, aujourd'hui au musée du Louvre, etc. On y trouve aussi, fol. 110 v°, le dessin du coffret de velours orangé, orné d'argent doré, qui servait à renfermer les sceaux de l'Ordre. Le Musée monétaire possède une médaille de ce chancelier, datée de 1577.