‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 194 sur 556 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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5. Après avoir écrit ici : 1606, au commencement d'une ligne, puis corrigé en 7.559, il a biffé ce dernier millésime, pour le récrire enfin sur la marge extrême de la ligne précédente.

6. Charles de Bourbon : ci-après, appendice IV, p. 458 et 463-464, et tome V des Ecrits inédits de Saint-Simon, p. 444. C'était, par sa naissance, le neveu du cardinal de même nom cité p. 178.

7. Histoire généalogique, tome IX, p, 302; Journaux de P. de ÏEstoile, tome VIII, p. 191.

8. Antoine de Bourbon, né à la Fère le 22 avril 1518, d'abord duc de Vendôme en 1537, marié le 20 octobre 1548 à Jeanne d'Albret, devint, par elle, roi de Navarre en 1555, et mourut aux Andelys, le 17 novembre 1562.

9. Louise de la Béraudière, fille du seigneur de l'Ile-Rouet ou Rouhet, en Poitou, et de Madeleine du Fou du Vigean, était connue sous le nom de « la belle Rouet » dans la troupe des filles de la reine Catherine. Brantôme, comme beaucoup d'autres, fut son galant, et il fit des poésies amoureuses en son honneur. Plus tard, elle se maria deux fois : 1° avec Louis de Madaillan, baron d'Estissac, mort en 1565, dont une fille, qui porta Estissac dans la maison de la Rochefoucauld ; 2° en 1573, avec Robert deCombaut, seigneur d'Arcis-sur-Aube, familier et premier maître d'hôtel d'Henri III jusqu'en 1580, chevalier des ordres en 1583. Elle fut dame d'atour de la reine Louise; mais les deux époux partagèrent la disgrâce des ministres en septembre 1588. Voyez les Journaux de P. de fEstoile, tomes I, p. 350-351, et II, p. 47, et les Mémoires de Cheverny, p. 251.

frère bâtard par conséquent frère bâtard d'Henri IV. Ce prince, qui l'aimoit extrêmement, fit tout ce qu'il put pour le faire cardinal. Quoique beaucoup de bâtards, non seulement de papes, mais de particuliers, et depuis, du temps d'Henri IV même, M. Sérafin, bâtard du chancelier Olivier1, fût cardinal, le premier de la dernière promotion de Clément Mil2, en 4 G 0 4 , qui fut la même du cardinal du Perron3 (il s'appeloit Sérafin Olivier; mais il ne s'appeloit que M. Sérafin, avoit été auditeur de rote pour la France, dont il devint doyen, et eut après le titre de patriarche d'Alexandrie)4, Clément VIII, ayant tenu bon à refuser le chapeau à Henri IV pour l'archevêque de Rouen, fit en sa faveur une chose bien plus extraordinaire et sans aucun exemple devant ni depuis : ce fut de lui donner, par une bulle du mois de juin 1597, tous les honneurs des cardinaux, rang, habit, distinctions, privilèges, en sorte qu'excepté le nom, le chapeau, qui ne se prend qu'à Rome, où il ne fut point, les conclaves et les consistoires, il eut en tout et partout le même extérieur des cardinaux avec la calotte et le bonnet rouges5. On peut juger qu'avec ces distinctions, il eut

1. François Olivier, fils d'un premier président, parvenu au grade de président à mortier en 1543, fut chargé des sceaux en 1544, puis nommé chancelier de France le 18 avril 1545, quitta cette dignité en 1551, mais y fut rétabli en 1559, et mourut à Amboise, le 30 mars 1560. Il fit de belles réformes dans la justice. Voyez les Écrits inédits, tome VII, p. 184. — Son bâtard Séraphin, né à Lyon et élevé à Bologne, fut fait auditeur de rote par Pie IV, remplit cette fonction pendant quarante ans, eut l'évôché de Rennes après le cardinal d'Ossat, de 1600 à 1602, le patriarcat d'Alexandrie en 1602, le chapeau en 1604, et mourut le 9-10 mars 1609, âgé de soixante et onze ans.

2. Uîppolyte Aldobrandini, ancien auditeur de rote, créé cardinal par Sixte V en 1585, puis grand pénitencier en 1586 et légat en Pologne, fut élu pape le 30 janvier 1592, prit le nom de Clément VIII, et mourut le 3 mars 1605, à soixante-neuf ans.

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