‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 214 sur 556 · Tomes VIII, p. 19, et X, p · texte numérisé non relu

Tomes VIII, p. 19, et X, p

7. Recevant en 1611 la survivance de chancelier des ordres (ci-dessus, p. 1X9), M. de Châteauneuf, qui partait en ambassade (ci-après, p. 449), avait obtenu que son père Guillaume de l'Aubespine continuerait les fonctions pendant cinq ans et rentrerait en possession de la charge au cas de son propre prédécès. On possède, dans le ms. Clairambault 1233, fol. 55, son portrait comme survivancier et abbé de Préaux, gravé d'après une peinture de Dumonstier; dans le ms. 1128, fol. 209, 210 et 222, deux autres portraits et le dessin de sa statue funéraire de Bourges, faite par Buyster. Sur sa disgrâce de 1633 à 1643, pour participation aux intrigues de Mme de Chevreuse et des Importants, voyez nos tomes I, p. 167, et V, p. 294, la Gazette de 1633, p. 80 et 87-88, etc. Il reprit les sceaux de France le 1e' mars 1650.

8. Tomes I, p. 104, et V, p. 136. Les preuves faites alors par le

sident le Jay1, et il eut un brevet pareil aux précédents2. Ces deux charges ayant été réunies en 1645, en rendant les sceaux de l'Ordre à M. de Ghâteauneuf , il la vendit entière, peu de mois après3, à la Rivière4, évêque-duc de Langres, ce favori de Gaston si connu dans tous les Mémoires de la minorité de Louis XIV et les commencements de sa majorité. Comme M. de Ghâteauneuf avoit des abbayes5 quoiqu'il ne fût point dans les ordres, le brevet qu'il eut, pareil aux autres, porta, avec la permission de continuer à porter l'Ordre6, promesse de la première des quatre places de prélat qui viendroit à vaquer dans l'Ordre7, qu'il n'a jamais eue, non plus qu'aucun des vendeurs de charges, qui, presque tous jusqu'à aujourd'hui, ont eu

surintendant se trouvent dans le dossier bieu 3580, au Cabinet des titres, fol. 119-121. Nommé le 25 février, il reçut le cordon le 9 avril.

1. Nicolas le Jay : ci-après, appendice IV, p. 471. Pas un de ses prédécesseurs n'avait eu le cordon. Michel Lasne a gravé son portrait en 1630. Son épitaphe est dans le ms. Clairambault 945, fol. 82-83, et ses preuves de noblesse pour l'Ordre dans le ms. 1091, fol. 144. Il passait cependant pour descendre d'un marchand de draps de soie établi à Paris en 1450 : Arch. nat., MM 818, p. 55.

2. Brevet du 28 février 1636 et lettres patentes du 31 mai 1637.

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