De surcharge un C
7. C'est Dangeau qui raconte ce différend, p. 330. Les Mémoires de Sourches n'en disent mot.
1 FI., en abrégé." — Avant à, il a biffé sur In frontière. *** Il a écrit, par mégarde : d'ame-
quelquefois par des femmes de princes du sang, comme on le voit dans Brantôme1. La dernière connétable de Montmorency2 la fut aussi, et elle étoit aussi duchesse de Montmorency. Depuis Mme de Senecey et la comtesse de Fleix, sa fille, en survivance, qui furent dames d'honneur de la dernière reine mère, qu'elles survécurent toutes deux3, on n'a plus vu4 de dames d'honneur de Reine que duchesses5. Ces deux-là le devinrent6, quoique veuves, en 16637. Randan fut érigé pour elles deux conjointement
1. Pierre de Bourdeille, seigneur et abbé séculier de Brantôme, en Périgord, né vers 4539, mourut le 45 juillet 4644, dans ses terres, où il avait écrit la série de mémoires anecdotiques sur les Hommes illustres, les Grands capitaines, les Dames, etc., qui fut publiée pour la première fois en 4659 et en 1665-66. Saint-Simon avait l'édition de Trévoux, 1722, en dix volumes in-42, et il donne une appréciation piquante de l'œuvre de Brantôme dans la notice Bourdeille des Chevaliers dû Saint-Esprit. ci-après, appendice VIII. C'est dans l'article du prince de Condé (tome IV de l'édition de la Société de l'Histoire de France, p. 338) que se trouve le passage auquel notre auteur fait allusion ici, l'ayant reproduit plus au long dans la notice du duché de Montmorency (Écrits inédits, tome V, p. 447) et cité dans l'Addition n° 6 (notre tome I, p. 326). La substance en est que, comme la reine Catherine avait pris la princesse de la Rochesur- Yon pour dame d'honneur, le prince de Condé reprocha à celle-ci, qui avait épousé un prince du sang, de faire office de servante; elle répliqua vertement que lui-même avait consenti à succéder, dans la charge de colonel des gens de pied, à deux gentilshommes de bien moindre qualité, Bonnivet et le vidame de Chartres.
2. Louise de Budos, mariée en 1593 avec Henri de Montmorency- Damville, duc, maréchal et connétable, et par qui, comme il a été expliqué au début (tome I, p. 439), les Saint-Simon se rattachaient aux Condé. Il est parlé d'elle dans les Historiettes de Tallcmant, tomel, p. 464-465, et le musée de Versailles possède (n° 3300) son portrait. Dans la notice du duché de Montmorency (Écrits inédits, tome V, p. 455- 459), notre auteur a raconté une étrange légende sur le mariage et la mort de cette connétable.
3. Tome I, p. 490-491. Leur aïeule, la comtesse de Randan, avait eu la même charge auprès de la reine Louise.
4. Le v de veu surcharge un p. — 5. Avant duchesses, il a biffé des.
6. Devirent (sic) a été ajouté en interligne, au-dessus de furent, biffé.
7. Le comté de Randan fut érigé en duché-pairie par lettres du mois
et pour1 M. de Foix, fils aîné de la comtesse de Fleix2, à qui, par mort sans enfants3, le dernier duc de Foix succéda comme ayant été appelé par les lettres4, en qui cette illustre et heureuse maison de Grailly dite de Foix s'étei- Disgrûce, gnit avec son duché-pairie3. La marquise de Senecey0, retour, faveur dame d'honneur de la Reine mère, et intimement dans sa de la marquise confidence, fut chassée lors de l'éclat du Val-de-Grâce où
de mars 4661; c'est l'enregistrement qui eut lieu le 45 décembre 4663. Les lettres sont reproduites dans Y Histoire généalogique, tome IV, p. 736-737. Voyez la notice de ce duché éteint dans le tome VI dos Écrits inédits de Saint-Simon, p. 492-495. 4. Et pr surcharge, un mot illisible.
2. Gaston-Jean-Baptiste de Foix-Candalle : tome 1, p. 494. Son information de vie et mœurs pour être reçu au Parlement, en décembre 4663, est conservée aux Archives nationales, carton K 646, n° 29.
3. Marié le 6 janvier 4664 à une fille du duc de Chaulnes, il l'avait perdue le 3 août 4665, à l'âge de dix-sept ans, laissant une fille, née le 25 juillet, mais qui mourut le 4er mai 4667. La Gazette de 4665 relate (p. 4233) les honneurs qui furent rendus an corps de M. de Foix et les égards que le Roi montra pour sa mère.
4. Henri-François, frère cadet, né en 4640. C'est celui que nous avons vu (tome III, p. 155-456) envoyé en otage à Turin, et dont Saint-Simon a dit alors qu'il ne songeait « qu'à son plaisir et à se divertir en bonne compagnie. » L'annotateur des Mémoires de Sourches raconte, à la même occasion (tome V, p. 478, note 4), que, le frère aîné « étant venu à mourir et n'ayant laissé qu'une fille qui ne lui survécut que peu de temps, celui-ci, qui s'appeloit le marquis de Bauffremont (lisez : Senecey), hérita de la duché et de toute la succession du dernier duc d'Épernon, laquelle consistoit plus en espérances et en procès qu'en véritable bien. Il épousa la fille du vieux duc de Roquelaure, dont il n'eut point d'enfants, et quitta le service après avoir été assez longtemps mestre de camp de cavalerie. D'ailleurs, il étoit bon homme et fort aimé à la cour. » Comparez, sur la transmission du duché de l'aîné au cadet, le Journal d'Ol. d'Ormesson, tome II, p. 425, la Gazette de 4665, p. 4233, et les Gazettes en vers, éd. Rothschild, tome I, col. 488, 506, 547, 746 et 723. Ce nouveau duc, reçu au Parlement le 25 février 4666, se fit appeler Foix, et non Randan. 11 servit assez bien dans les armées, et eut l'Ordre en 4688.
5. Saint-Simon a compris cette « illustre et heureuse » maison dans la notice Randan imprimée au tome VI des Écrits inédits.
6. Ici, Sçeinescey; plus haut et plus loin, Senescey; dans la manchette, Scenescey. ,
le chancelier Séguier eut ordre d'aller fouiller la Reine de Senecey. jusque dans sa gorge, et dont, en homme d'esprit et adroit, il s'acquitta sans reproche du Roi, ni rien perdre dans les bonnes grâces du cardinal de Richelieu, mais de manière qu'il en mérita celles de la Reine, qui, de sa vie, n'oublia ce service1. 11 étoit question d'intelligence fort criminelle avec l'Espagne. Il se trouva d'ailleurs assez de choses pour que la fameuse duchesse de Chevreuse se sauvât hors du Royaume, et que Reringhen, premier valet de chambre du Roi2, s'enfuît à Bruxelles : ce qui fit depuis son incroyable fortune3. De cette affaire Mme de Senecey fut exilée à Randan, et pas un d'eux ne revint qu'à la mort de Louis XIII. Aussitôt après, la Reine, devenue régente, les rappela, chassa Mme de Brassac, tante paternelle de M.4 de Montausier, duc et pair si longtemps après, rendit à Mme de Senecey sa charge de dame d'honneur, que Mme de Brassac avoit eue5, et en donna en même [Add. S(-S. 50 1] temps la survivance à la comtesse de Fleix pour l'exercer conjointement avec la marquise de Senecey, sa mère, qui
4. Il a déjà été parlé de cet épisode chaque fois que le nom de Mme de Senecey était prononcé, tome I, p. 189, et tome V, p. 241 ; on en trouve plusieurs autres redites dans différents écrits de notre auteur, notamment dans le Parallèle, p. 20 et 192. Les historiens modernes, tels que Victor Cousin, dans Madame de Chevreuse, et M. Kerviler, dans le Chancelier Séguier, ont rétabli les faits sous leur véritable jour : le Chancelier, accompagné de l'évêque de Paris, se présenta au monastère pendant une absence de la Reine, et, par conséquent, n'eut à la fouiller ni « jusque dans sa gorge, » comme le dit notre auteur, ni « dans ses poches » ou « sous son mouchoir de cou, » comme le racontent les Mémoires de Monglat. Il est vrai que le valet de chambre la Porte relate un autre incident, de date postérieure, où le Chancelier aurait fait mine de reprendre par la force certaine lettre compromettante que la Reine cachait dans son sein ; mais le fait se présente d'une façon encore plus invraisemblable.