‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 317 sur 556 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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5. Dangeau, p. 363, 366 et 368; Sourches, p. 238 et 241; Gazelle de Bruxelles, p. 809; Philippe V, par M. Baudrillart, tome I, p. 170-172. Depuis la fin de 1702, Louville sollicitait l'envoi de ce secours : voyez ci-après, p. 543 et 572-573.

6. Feu M. Potier de Courcy a donné une filiation des Chastenet de Puységur dans son Supplément à l'Histoire généalogique, tome IX, 2e partie, p. 588-594. Comparez la Revue de Gascogne, tomes XVII, p. 334 et 421-424, et XVIII, p. 39-40.

7. Jacques de Chastenet, marquis de Puységur (cant. Fleurance, arr. Lectourc), né le septième sur quatorze enfants, d'abord page du duc de Guise, puis cadet aux gardes, enseigne aux mousquetaires

mes1, et qui étoit pour aller fort loin à la guerre et même dans les affaires. Celui-ci avoit percé le régiment du2 Roi d'infanterie jusqu'à en devenir lieutenant-colonel 3 ; le Roi, qui distinguoit ce régiment sur toutes ses autres troupes, et qui s'en mêloit immédiatement, comme un colonel particulier4, avoit connu Puységur par là5. Il avoit été l'àme de tout ce que M. de Luxembourg avoit fait de beau en ses dernières campagnes en Flandres, où il étoit maréchal des logis de l'armée, dont il étoit le chef et le maître pour tous les détails de marches, de campements, de fourrages, de vivres, et très ordinairement de plans6. M. de Luxembourg se reposoit de tout sur lui avec une confiance entière, à laquelle Puységur répondit toujours I avec une capacité supérieure, une activité et une vigilance surprenante, et une modestie et une simplicité qui ne se démentit jamais dans aucun temps de sa vie, ni dans aucun emploi. Elle ne l'empêcha pourtant, par aucune considération que ce pût être, de dire la vérité tout haut, et au Roi, qui l'estimoit fort et qui l'entretenoit souvent tête

(1624-1631), capitaine et major au régiment de Piémont (1632), maître d'hôtel du Roi (1639), lieutenant-colonel de Piémont (1641), sergent de bataille (1644), gouverneur d'Ypres (1648), maréchal de camp (1651), colonel de Piémont (1655-59), mort en son château de Bernoville, près Guise, le 5 septembre 1682, à quatre-vingt-neuf ans.

1. Ces Mémoires, écrits après 1677, publiés en 1690, ont été édités en dernier lieu, pour la Société bibliographique, par M. Tamizey de Larroque (1882). Plusieurs autres membres de la famille, outre celui dont Saint-Simon va parler, ont produit des œuvres de littérature, d'économie politique et de science, comme l'a rappelé le feu marquis de Blosseville dans une publication de 1873.

2. De corrigé en du. — Sur cet emploi de percer, comparez notre tome VII, p. 98 et 334.

3. De 1677 à 1693 : voyez la Chronologie militaire, tome III, p. 244.

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