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alloit à la grand messe et à vêpres, auxquelles une dame de la cour quêtoit pour les pauvres1, et c'étoit la Reine, ou, quand il n'y en avoit point, la Dauphine, qui nommoit à chaque fois celle qui devoit quêter, et, dans l'intervalle des deux Dauphines2, Mme de Maintenon prenoit soin d'en faire avertir. Tant qu'il y a eu des filles de la Reine ou de Madame la Dauphine, c'étoit toujours l'une d'elles. Après que les chambres des filles eurent été cassées, on nomma déjeunes dames comme je viens de l'explique!'3. La maison de Lorraine, qui n'a formé son rang que par des entreprises du temps de la Ligue, adroitement soutenues depuis, et augmentées par son attention et son industrie continuelle, et, à son exemple, celles qui peu à peu se sont fait donner le même rang par le Roi4, attentives à tout, évitèrent imperceptiblement la quête pour se faire après une distinction, et prétendre ne point quêter, et s'assimiler, en cela comme en leurs fiançailles2, aux princesses du sang. On fut longtemps sans y prendre garde et sans y songer. A la fin, la duchesse de Noailles, la duchesse de Guiche sa fille, la maréchale de Roufflers s'en aperçurent; quelques autres aussi y6 prirent garde, s'en parlèrent, et m'en parlèrent aussi. Mme de Saint-Simon se7 trouvant habillée aux vêpres du Roi un jour de la Concep-
1. Voyez, dans les Mémoires du duc de Luijncs, tomes IX, p. 312, et XIII, p. 263, quel emploi on faisait du produit de ces quêtes en 1749, et quel était le cérémonial pour les quêteuses.