Madame de Brassac dame d'honneur
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9 juin 1710. — J'ai peine à croire que les Mémoires soient corrects sur ce qui regarde Mme de Brassac1. M. de Vendôme étoit en disgrâce, et la manière dont son mariage se passa le montra bien. C'étoit l'égaler aux enfants du Roi, et donner à la dame d'honneur de sa femme la même distinction de celle des filles et belles-filles bâtardes du Roi pardessus celles des princesses du sang qui ue l'étoient pas. Dangeau l'a pu avoir ouï dire à Mme d'Elbeuf ou à M. de Vaudémont, si lié avec M. de Vendôme. Quoi qu'il en soit, le cas n'est point arrivé, et, de fait, Mme de Brassac n'a jamais mis le pied dans les carrosses, ni mangé avec Mme la duchesse de Bourgogne. Cette dame2 étoit sœur de Foullé deMartangis qui a été maître des requêtes et ambassadeur en Danemark; le frère aîné du grand-père de son mari, qui n'eut point d'enfants de la tante paternelle du duc de Montausier, fut gouverneur de Nancy, surintendant de la maison de la Reine, et sa femme dame d'honneur, lorsque Mme de Senecey fut chassée et exilée à Randan. M. de Brassac fut ministre d'État un moment, et ambassadeur à Rome vers Urbain VIII. A la mort de Louis XIII, Mme de Brassac fut congédiée, Mme de Senecey rappelée, et sa charge de dame d'honneur lui fut rendue, avec la survivance à la comtesse de Fleix, sa fille, et la Reine mère n'en a point eu d'autre depuis.