ADDITIONS DE SAINT-SIMON AU JOURNAL DE DANGEAU
ont enfanté le rang des princes étrangers. C'en fut une ici longuement cachée, puis nettement soutenue pour se distinguer des duchesses. 11 y avoit longtemps qu'on s'en apercevoit, sans s'en mettre en peine, ou sans oser s'y opposer parmi elles. A la fin, la bombe creva, et les princesses quêtèrent comme les duchesses. Ce ne fut que depuis que les chambres des filles de Mme la Dauphine furent cassées que, faute des filles, dont c'étoit toujours l'emploi, on fit quêter de jeunes femmes, et il n'y avoit guères que sept ou huit ans que les princesses éludoient, et deux ou trois ans qu'on s'en apercevoit, jusqu'à ce que, Mlle d'Armagnac ayant refusé tout plat cinq ou six mois auparavant, la duchesse de Saint-Simon refusa aussi. On essaya d'en faire une affaire à son mari, en taisant le pourquoi. Il l'expliqua au Roi, qui l'approuva, et qui décida sur-le-champ comme le disent les Mémoires.