Vaut pas est en interligne, au-dessus de mérite en rien
4. Nous supprimons ici la paraphrase de la filiation donnée par les continuateurs du P. Anselme.
5. Avant auxquelles, il a biffé que le Roy. G. Parurent corrigé en parure.
7. Chiffre laissé en blanc. — Ce n'est pas là, mais dans la notice Roannois (tome VI des Ecrits inédits, p. 380-381), que notre auteur a raconté cette
indiscrétion, » et il renvoie simplement à cet endroit dans la notice LUIMES, qui est publiée au tome VIII du même recueil, p. 298.
le retirade la guerre; mais le Roi, qui conservoit du goût pour lui, et l'appui du maréchal de Villeroy, tout fait pour être l'ami de Montrevel, le fit envoyer en Languedoc troublé par les Fanatiques, où il fit tant de sottises, qu'il fallut l'en ôter, et, pour n'en avoir pas le démenti, l'envoyer commander en Guyenne, où il n'y avoit rien à faire. C'étoit un homme sans esprit que de la plus basse flatterie1 envers ceux dont il avoit besoin ; un parler musical qui n'avoit que le ton et des sons, vuide de sens quelconque, un usage du monde, une vanité entièrement extravagante, un intérêt sordide à prendre dans les poches pour tout jeter par les fenêtres, et toujours une maîtresse régnante et qu'il faisoit publiquement régner; toute espèce de vanité, toute sorte d'indécence, toutes sortes de folles entreprises, et, par conséquent, des démêlés et des dégoûts; une ignorance2 entière et générale, et une incapacité universelle; gros joueur et magnifique aux dépens de qui il appartenoit. En 1716, il fut tiré de Guyenne, où il étoit plus qu'inutile, pour l'envoyer en Alsace. Il en fut outré. Il vint de Bordeaux à Paris, où il fut six semaines, et, sur la fin, dîna chez Biron, depuis duc, pair et maréchal de France. Une salière fut renversée sur lui ; c'étoit la chose du monde qu'il craignoit le plus. Il s'écria, il se trouva mal ; il sortit de table et dit qu'il étoit mort, et se fit emporter chez lui. On ne put jamais diminuer cette foiblesse ou ce genre de folie. La fièvre le prit le soir même, et il mourut en quatre ou cinq jours, 11 octobre 1716, à soixante-onze ans.
« Il n'eut point d'enfants de ses deux femmes, Isabeau de Veyrac, qu'il avoit épousée en 1665, lors deux fois veuve de M. de Soliers Forbin et du comte de Crussol, et Jeanne-Aimée de Rabodanges, vieille beauté, veuve de M. de Grancey, chef d'escadre. Il vécut très mal avec elle, la laissa là, en garda ce qu'elle avoit pu lui donner, et la laissa mourir de faim. Elle est morte en 1722 3, n'ayant que deux filles de son premier mari, et toutes deux fort étranges, Mme d'Hautefeuille et Mme [de Flavacourt] 4. »
1. De la plus basse est en interligne, au-dessus de la, non biffé.