C'est ce que nous verrons en
a II s'agit évidemment du mouvement heureux que d'Harcourt avait fait le jour de Nerwinde, sans attendre l'ordre de M. de Luxembourg : voyez notre tome I, p. 246-247, avec la note, le Journal de Dangeau, tome IV. p. 334 et 336, et les Mémoires de Sourches, tome IV, p. 237-238.
maretz ; fort bien avec Monseigneur et la Choin1, et, avec eux tous, sur un pied de seigneur, et de grande estime. On a vu pourquoi et comment il étoit si bien avec Mme de Maintenon2. Cela même l'écarta des ducs de Ghevreuse et de Beauvillier, et de Mgr le duc de Bourgogne même, sans rien perdre du côté de Mme la duchesse de Bourgogne. 11 savoit tout allier, et se rallier jusqu'aux bâtards3, quoique ami de toute sa vie de M. de Luxembourg, de Monsieur le Duc et de M. le prince de Gonti4. Il étoit assez supérieur à lui-même pour sentir ce qui lui manquoit du côté de la guerre, quoiqu'il en eût des parties; mais, les grandes, il n'y atteignoit pas. Aussi, fort dissemblable en tout au maréchal de Villeroy5, tourna-t-il court vers le Conseil6 dès qu'il espéra y pouvoir entrer7. Aucun seigneur n'eut le monde et la cour si généralement pour lui, aucun n'étoit plus tourné à y faire le premier personnage, peu ou point de plus capables de le soutenir; avec cela, beaucoup de hauteur et d'avarice, qui toutefois ne sont pas des qualités attirantes. Pour la première, il la savoit ménager ; mais l'autre8 se montroit à découvert jusque par la singulière frugalité de sa table à la cour, où fort peu de gens étoient reçus, et qu'il avoit avancée à onze heures le matin pour en bannir mieux la compagnie9. Il mêloit avec