Ses, dans le manuscrit
2. Bâville, en annonçant l'arrestation du prophète Daniel Raoul par l'entremise d'un nouveau converti, écrivait au contrôleur général, le 1er septembre 1701 : « On ne peut prendre ces sortes de gens-là autrement, et toutes les forces du monde ne servent de rien, parce qu'ils ont des retraites assurées. Il faut, pour de l'argent, trouver quelqu'un de ceux qui les suivent, qui les découvre et les livre. » (Arch. nat., G' 305.)
3. M. de Broglie avait été battu sur la Vistre, le 12 janvier; le jeune Roland s'était mis à la tête des « Enfants de Dieu » et avait tout ravagé autour de lui ; le soulèvement descendait jusqu'à la mer. C'est pourquoi on se décida à envoyer Montrevel, avec dix mille soldats rappelés des armées, vingt canons et six cents miquelets des Pyrénées (Dangeau, tome IX, p. 107, 112, 121, 122 et 124; Sourches, tome VIII, p. 26 et suivantes ; Annuaire-Bulletin de la Société de V Histoire de France, 1868, 2° partie, p. 41 et 42). Montrevel arriva à Nîmes le 14 février 1703, et les exécutions commencèrent aussitôt {Histoire du Languedoc, tome XIV, col. 4678-1681; Gazette d'Amsterdam, 1703, nCB xii et suivants).
4. Julien montra la plus inflexible rigueur. Ernest Moret a cité de lui, dans Quinze ans du règne de Louis XIV, tome I, p. 337, note, cette lettre à Chamillart, février 1703 : « Comme, dans nos marches, nous aurions été embarrassés de garder les prisonniers, je pris la peine de leur faire casser la tête à mesure qu'on me les conduisoit. Le Roi épargne les frais de justice et ceux de l'exécution. Ce sont des serpents dangereux, auxquels il est bon d'écraser la tête le plus tôt qu'il est possible. » Il proposa, en arrivant, de passer tout au fil de l'épée et d'incendier les localités suspectes; mais Bâville résista.
5. Ses lettres au ministre de la guerre sont dans le tome XIV de Y Histoire du Languedoc.