Tome V11I, p
7. C'est immédiatement après l'effigiement du prince d'Auvergne que Dangeau donne cette autre nouvelle, p. 180. Comparez la Gazette, p. 195. Les gazettes hollandaises placent au 25 mars la déclaration de fidélité de Moles à l'Empereur, qui le fit tout aussitôt conseiller d'État.
8. Ce manifeste, du 19 mars, se trouve dans le Mercure historique et politique, tome XXXIV, p. 489-507, et dans le recueil de Lamberty, p. 629-637. Un texte italien en a été donné par le feu prince de Belmonte, dans son livre la Conclura di Macchia, tome II, p. 31 et 69-79, où se trouvent aussi d'autres détails sur le rôle de Moles, grand ami de l'Amirante.
charges dans la maison de l'Archiduc1, où il ne fit jamais aucune figure2.
Le maréchal de Villeroy partit pour la Flandres, où le maréchal de Boufflers l'attendoit3, le maréchal d'Estrées pour son commandement de Bretagne, et le maréchal de Cœuvres, son fils, pour Toulon, préparer tout en attendant M. le comte de Toulouse4; et Mgr le duc de Bourgogne, au lieu de sa première destination en Flandres, fut déclaré pour l'Allemagne5, où le maréchal de Tallard étoit avec une armée, et Marcin choisi pour être auprès de la personne de ce prince c.
La duchesse de Ventadour, voyant la maréchale de la Motte, sa mère, vieillir, et Mme la duchesse de Bourgogne donner des espérances d'avoir bientôt des enfants7, jugea qu'il étoit temps de quitter Madame pour s'ôter le prétexte de la considération de cette princesse et s'aplanir la voie à la survivance de gouvernante des enfants de
1. L'Archiduc le déclara son majordome-major lorsqu'il se prépara à partir pour l'Espagne : Dangeau, p. 270; Gazette, p. 195 et 389 (pour 399) ; Gazette d'Amsterdam, Extr. xxix et n° xxx; ci-après, p. 262- 263. En représaille, les tribunaux de Naples le condamnèrent pour rébellion et félonie, et confisquèrent ses biens : Gazette de 1703, p. 292, et de 1704, p. 78 et 102.
2. Devenu premier ministre du prétendu Charles III, à la place d'Oropesa, en 1708, il soutint la lutte jusqu'au bout à Barcelone, ne repassa à Naples qu'en 1713, et y mourut au mois de décembre de la même année, d'une attaque d'apoplexie, ou bien d'un accès de fureur contre le vice-roi impérial (Gazette de 1713, p. 175, 187, 199, 222, 292, et de 1714, p. 44). L'Empereur l'avait désigné, disait-on, pour le cardinalat (Gazette de 1712, p. 175).