‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 163 sur 610 · Ci-dessus, p. 141 et 150. — 5. Tome IX, p · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 141 et 150. — 5. Tome IX, p

6. Le 3 décembre 1703, le prince de Guémené avait obtenu délai jusqu'après jugement de l'instance pendante pour rendre à Pontivy la foi et hommage d'une terre qu'il venait d'acheter : Arch. nat., E 1926, fol. 74. S'agit-il ici de cette terre, ou de la principauté môme de Guémené? Voyez notre tome V, p. 197, note 3.

«levant le duc de Rohan, lui prêter foi et hommage en cet état, et, pour cette fois, n'en pas avoir la main chez lui1. C'est à quoi le duc de Rohan le voulut réduire, et y tint ferme, quoi qu'on pût employer auprès de lui. Dans cette presse, le Roi fut longtemps sollicité de les tirer de ce mauvais pas, et le Roi longtemps à s'en défendre sur ce qu'il ne se mêloit point d'affaires particulières. Mme de Soubise obtint pourtant que le Roi demandât quelques délais; mais c'étoit toujours à recommencer, c'étoit traîner le lien : il falloit une délivrance. A la fin, Mme de Soubise lit tant d'efforts, que le Roi fit pour elle ce qu'il n'avoit jamais fait : il s'abaissa à demander grâce au duc de Rohan pour le prince de Guémené, lui expliquant qu'il ne lui commandoit rien, qu'il n'exigeoit même rien, mais qu'il la lui demandoit comme feroit un particulier, et avec toutes sortes d'honnêtetés, comme un plaisir qui lui seroit sensible. Le duc de Rohan, après avoir bien expliqué au Roi ce dont il s'agissoit, et voyant qu'il insistait toujours, accorda enfin* que l'hommage se rendroit pour cette fois3 par procureur au sien, et répéta bien au Roi, et après à tout le monde, que c'étoit au Roi, non au prince de Guémené, qu'il l'accordoit4.

Branche* Mme de Soubise, si heureuse et si accréditée en tout, ne

duGue-de-iisie j'^toit pas sur le nom de Rohan; elle auroit pu se souda Pouiduc, venir de la leçon qu'elle avoit reçue là-dessus en Rretagne, dc pour s'épargner celle qui lui fut donnée à Versailles. Il y

de Rohaiî, avoit en Rretagne une branche de la maison de Rohan"

1. Voyez, sur cet acte féodal, l'Origine des dignités, par Fauchet (1611), p. 61, la Nouvel examen de V usage général des fiefs en France (1727), par Brussel, tome 1, p. 18-38 et 92-120, le Traité des fiefs, par Guyot, tome IV, p. 330-437, et l'instruction du 8 février 1659 enrregistrée à la Chambre des comptes dc Paris : Arch. nat., P 2688, fol. 26.

2. 11 a écrit : enffin. — 3. Pr cette fois est en interligne.

4. Il n'y a pas mention de ces faits dans le Journal de Dangeau.

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