Ci-dessus, p
4. Éléonore de Montmorency, mariée par contrat du 42 juin 4545, mourut avant son époux et fut inhumée aux Cordeliers de Senlis.
5. Henri de la Tour, vicomte de Turenne, maréchal et premier duc de Bouillon, né à Jozc le 28 septembre 4555, filleul du roi Henri II, mort le 25 mars 4623 : nos tomes II, p. 426, V, p. 30, etc. ; Histoire généalogique, tomes IV, p. 539, et VII, p. 364-362. Il fut gouverneur de Touraine. Notre auteur a parlé de lui dans le mémoire déjà indiqué de 4740 (Écrits inédits, tome III, p. 257) et dans le Parallèle, p. 434 ; il répétera encore en 1720 une partie de ce que nous avons ici.
6. C'est le 23 décembre 4584 qu'Henri de Navarre, devenu héritier présomptif de la couronne, prit pour premier gentilhomme son fidèle Turenne, en place de Miossens, démissionnaire.
7. Au-dessus de sa, il a ajouté en interligne, puis biffé son profit et.
8. Voyez une lettre de Malherbe, datée du 25 septembre 4640, dans ses Œuvres, tome III, p. 207, et le Journal de J. Héroard, tome H, p. 25.
faire sa fortune, et s'assurer en même temps d'une frontière jalouse1 en la mettant entre les mains d'un de ses plus affidés serviteurs. Il ne réussit que trop pour ses intérêts à l'une, et fut cruellement trompé sur la suite qu'il en attendoit. Il fit le vicomte de Turenne maréchal de France2 pour épouser l'héritière de Sedan, Bouillon, Raucourt et Jametz3. Le mariage se fit en octobre 1591*. Elle mourut à Sedan, 15 mai 1594, en couche d'un fils mort en naissant, et ne laissa aucuns enfants5. Le maréchal de Bouillon prétendit garder tout ce que possédoit sa femme en vertu d'un testament fait par elle en sa faveur, pièce qu'il ne montra jamais parce qu'elle n'exista jamais6. Henri IV, par
1. Ici, et plus loin, p. 186 et 240, c'est toujours l'acception relevée plusieurs fois depuis notre tome I, p. 55.
2. C'est le 9 mars 1592 que Turenne fut créé maréchal de France; on eut beaucoup de peine à faire enregistrer ses lettres en octobre 1594 (Journaux de P. de VEstoile, tome VI, p. 232-235; Baluze, Histoire de la maison d'Auvergne, tome II, p. 792-793).
3. Jametz n'est plus qu'un petit village de la frontière, entre Montmédy et Longwy. Voyez l'abbé de Longuerue, Description historique et géographique de la France, 2* partie (1722), p. 203.
4. Charlotte de la Marck (tome V, p. 266) avait été instituée héritière universelle par un testament de son frère en date du 25 décembre 1587, mais à condition qu'elle restât protestante et se mariât, par les soins du Béarnais, dans la même religion. On voit, dans les Lettres d'Henri IV, tome IX, p. 334, qu'il visa tout de suite à assurer cette alliance à Turenne. Le contrat fut signé le 15 octobre 1591, et la célébration eut lieu le 19, avant donc la promotion de Turenne comme maréchal de France.
5. « Huit jours après être accouchée d'un fils qui mourut aussitôt après être né » (Histoire généalogique, tome IV, p. 539).
6. « On soutient que Charlotte de la Marck n'a jamais fait de donation au profit du maréchal de Turenne par aucun acte entre vifs, ni par testament. S'il y en avoit un, pourquoi ce maréchal ne l'a-t-il jamais montré? Et, quand même Charlotte en auroit fait un, il n'auroit pu subsister au préjudice de Charles-Robert de la Marck, son légitime héritier, puisqu'elle ne laissa point d'enfants, ("est pour cela que l'empereur Rodolphe II refusa toujours au maréchal le titre de prince de l'Empire. » (Mémoires historiques et politiques dWmelot de la Houssaye, tome II, p. 113.) Vrai ou faux, nous avons des copies du testament, notamment dans le ms. Clairambault 1155, fol. 72-74; il est du 11 avril 1594, et constituait Turenne légataire des terres situées en
les mêmes raisons qui lui avoient fait faire ce mariage, soutint l'usurpation contre l'oncle paternel1 de l'héritière, qui n'en put avoir justice*. On voit dans tous les Mémoires et les Histoires de ces temps3 combien Henri IV lui-même eut à s'en repentir, et sa postérité après lui, et que l'époque de la souveraineté du maréchal de Bouillon4 fut celle de son ingratitude et de ses perfidies, desquelles ses enfants héritèrent avec ces mêmes biens5. 11 s'étoit fait huguenot de bonne heure6; il se remaria, 15957, à une fille du fameux Guillaume prince d'Orange8, qui, fondateur de la répu-
pays de droit écrit, et Maulévrier, oncle de la testatrice, légataire des terres situées en France. Sully, dans ses (Economies, raconte qu'il ne put voir cette pièce, et Baluze n'a pas même osé la mentionner.
1. L 'oncle corrige les oncles, le pluriel a été effacé à paternels, hé vit. est écrit en abrégé, et, plus loin, put corrige purent.