Lisez : (ils cadet
11. René, second fils de Louis II d'Anjou, roi de Naples, né le 16 juillet 1408, devint duc de Bar en 1430, par suite de son mariage avec l'héritière de ee duché, mais en fut évincé par son compétiteur Vaudémont, hérita en 1434 des biens de son frère aine (Anjou et Provence) et de ses droits sur Naples, où il alla régner quelques années, mais en fui dépouillé encore par Alphonse d'Aragon, de nièine qu'il le
Jusqu'ici nul vestige de principauté ni de souveraineté dans la seigneurie de Sedan ni de Florenville, qualifiées simplement de seigneuries, ni dans les seigneurs de Braquemont, ni dans ceux de la Marck qui l'achetèrent. On n'a jamais vu vendre ni acheter une souveraineté entre des particuliers. Sedan relevoit constamment1 deMouzon'; sa situation dans les Ardennes3 et sur un bord jaloux de frontière, avec la forteresse qui y fut bâtie4, mirent ses seigneurs en état de nager entre la France et la maison d'Autriche par le fait et la commodité du lieu5, non par aucun droit d'indépendance6. Un souverain n'eût pas été un des chambellans de Charles VII, ni son frère un des conseillers d'un roi en peinture tel que fut le bon roi René, duc d'Anjou, un moment de Lorraine, et comte de Provence.
fut de l'Anjou par Louis XI, et il finit ses jours le 10 juillet 1480, étant réduit au seul comté de Provence.
1. Nous avons eu un pareil emploi de constamment, ru sens de sans doute ni discussion possible, dans le tome II, p. 75; celui-ci reviendra ci-après, p. 190. Littré en a cité un exemple de J. de la Quintinye.
2. Voyez le n° 6 du carton K 1155, aux Archives nationales. — Mouzon, ville de Champagne placée sur la Meuse, dans une très forte situation, était un ancien fief des archevêques de Reims acquis par le roi Charles V, en 1379 : P. Dupuy, Droits du Roi, éd. 1655, p. 903- 904; Longuerue, Description historique, lre partie (1719), p. 49-51.
3. Ardenne, au singulier, malgré l'article les, dans le manuscrit.
4. C'est comme seigneur de Mouzon que Charles VII, en novembre 1455, autorisa Jean de la Marck à terminer cette forteresse : ms. Dupuy 56, fol. 340.
5. « Chétive souveraineté, grande comme la main, pot à moineaux, repaire de bêtes venimeuses, repaire des voleurs et des partis bleus des Ardennes, asile de tous les scélérats, souveraineté sur quelques sangliers, etc. » (Écrits inédits, tome III, p. 257, 258, 262 et 263).
6. Outre, les histoires modernes "de Sedan, nous avons un recueil des privilèges de cette souveraineté imprimé plusieurs fois au dixseptième et au dix-huitième siècle. Les titres originaux sont venus aux Archives nationales avec les Papiers de la maison de Bouillon, comme il a été dit ci-dessus, p. 177, note 3, et, en outre, une série d'actes se trouve dans les papiers de Conrart, à l'Arsenal, d'autres à la Bibliothèque nationale. Tous ces documents laissent indécise la question de l'origine et de la validité de la souveraineté.
Ce Jean1 de la Marck eut trois fils, qui eurent postérité : Robert Ier2, seigneur de Sedan, Florenges3 et Jametz; Éverard\ qui fit la branche d'Arenberg, éteinte en son petitfils, fondue dans la maison de Ligne5; et le fameux Guillaume6, dit le Sanrjlier d' Ardenne, un des chambellans de Louis XI, qui fit soulever les Liégeois contre Charles dernier duc de Bourgogne7 et contre Louis de Bourbon évêque de Liège, qu'il tua, 14828. Toutes ces guerres9, où il s'étoit Bouillon rendu redoutable, finirent l'année suivante, 1483, par le acquis par traité de Tongres10 fait avec Jean de Hornes11, évêque de ia Marck.
•1. Ce surcharge Rob[ert], et J. est en abrégé.