Avant Florenges, il a biffé Fleuranges
2. Diane de Poitiers, née en 1499, fille du seigneur de Saint-Vallier, dont elle sauva la tète en 1523, épousa, le 29 mars 1515, Louis de Brezé, comte de Maulévrier, premier chambellan de François Ier, grand sénéchal de Normandie, grand veneur de France et capitaine de la bande des cent gentilshommes, veuf en premières noces de Catherine de Dreux. Restée veuve le 23 juillet 1531, Diane devint maitresse du Dauphin qui fut le roi Henri II, mais se vit chassée en 1549 par la reine Catherine, et mourut le 26 avril 1566. De son mariage elle eut : Françoise de Brezé, comtesse de Maulévrier et baronne de Mauny, mariée à Robert IV de la Marck, le 19 janvier 1538, dans la chapelle du Louvre, et morte en 1574; et Louise, dame d'Anet, mariée le 1er août 1547 à Claude de Lorraine, duc d'Aumalc.
3. Le comté de Valentinois était une très ancienne possession des Poitiers, abandonnée au Dauphin en 1419 pour qu'il en réunît la nue-propriété au Dauphiné, puis érigée en duché par Louis XII, en 1499, pour César Borgia, fils du pape Alexandre VI, et revenue enfin à la couronne en 1507. A raison des droits que Diane de Poitiers prétendait avoir sur les anciens biens de son père, Henri II lui abandonna à vie la jouissance du duché, et elle en porta depuis lors le titre (Histoire généalogique, tome V, p. 516 et 596-598). Le même duché devait être érigé encore deux fois, en 1642, pour le prince de Monaco, et en 1715, pour M. de Matignon, mari de l'héritière de la principauté. Saint-Simon a fait une notice du duché de Valentinois (publiée dans le tome VII de ses Écrits inédits, p. 181-185), et, en outre, il a longuement parlé de la belle dueliesso à propos de sou gendre le duc d'Aumale (ibidem, tome V, p. 116-118) et de sa rivale la duchesse d'Étampes (tome VII, p. 144). Jl a parlé aussi des Brezé dans la même notice Aumale.
le maréchal
<lo Plorenges
Il Marck,
seigneur
de Sedan
et
Bouillon;
son fils
se donne
le premier
le titre
île prince
de
Sedan.
conséquent1. Il mourut en 15562, Henri II en 1559, et la maréchale de Florenges3, qui, depuis ce rang, ne s'appeloit plus que la duchesse de Bouillon, en 1574 : deux fils de ce mariage et plusieurs filles4, dont Faînée fut la première femme du dernier connétable de Montmorency, et mère des duchesses de Ventadour et d'Angoulême5; les deux fils furent le duc de Bouillon et le comte de Maulévrier6, tous deux sans aucun rang ni prétention. Ce duc de Bouillon7 est le premier des seigneurs de Sedan8 qui en ait changé le titre en celui de prince, de son autorité particulière9. II fut capitaine des cent-suisses de
1. « Le roi Henri II le fit maréchal de. France en loi?.... Il reprit le château de Bouillon en 1552, et, peu de temps après, le Roi lui donna le rang de duc en France. » (Histoire généalogique, p. 193.)
2. Pris par les Espagnols dans Hesdin en 1553 et fort maltraité jusqu'à ce que la trêve de 1555 lui eût rendu la liberté, il mourut en 1556, « du poison qui lui avoit été donné avant sa sortie » (ibidem).
3. Ici, il a écrit : Florange, après avoir encore biffé Fleuran\qes\.
4. Six filles, énumérées dans Y Histoire généalogique, p. 168-169.
5. Antoinette de la Marck, née le 25 mars 1512, épousa, le 26 janvier 1558, Henri de Montmorency, et mourut à Pezénas en 1591. Elle avait eu deux fils, morts avant elle, et deux filles, Charlotte, et Marguerite. Celle-ci, mariée en 1593 à Anne de Levis, duc de Ventadour, mourut le 3 décembre 1660, dans sa quatre-vingt-huitième année; Charlotte, première femme du bâtard de Charles IX, Charles de Valois, duc d'Angoulême, mariée par contrat du 16 mai 1591, mourut à Paris, le 12 juillet 1636, dans sa soixante-quatrième, année.
6. Henri-Robert et Charles-Robert de la Marck : tome V, p. 267.
7. Celui qui, ayant embrassé la réforme en 1562, a son article dans la France protestante, 1" édition, tome VI, p. 232-234. « Brave et vaillant seigneur, et sage et bien avisé, fort homme de bien et d'honneur, et de foi et de parole, » dit Brantôme.