Cath..Ch., en abrégé
Wallenrod, qui se remaria au comte de Fûrstenberg neveu du cardinal de Fûrstenberg1. C'est cette comtesse de Fûrstenberg qui gouverna et pilla le cardinal de Fûrstenberg tant qu'il vécut2, qui en fit, après sa mort, une longue et sérieuse pénitence, et de laquelle j'ai parlé p. [212] 3, sur la coadjutorerie de Strasbourg. Elle n'eut point d'enfants de son second mari. Venue et fixée en France avec le cardinal de Fùrstenberg, qu'elle ne quitta jamais4, elle amena deux de ses fils, et laissa le dernier en Allemagne, où il est devenu lieutenant-feld-maréchal des armées impériales5. L'aîné6 mourut de bonne heure à Paris, sans comte alliance, ayant un régiment7, qui fut donné au second8, de la Marck beau et bien fait, et qui ressembloit au cardinal de Fùrstenberg comme deux gouttes d'eau 9. C'est le comte de la Marck qui a épousé une fille du duc de Rohan, de la mort de laquelle j'ai parlé p. [520] 10, qui étoit debout à la cour sans nulle prétention11, et qui a laissé un fils12. Le comte de
4. Déjà dit au tome VII, p. 93. — 2. Tome XII, p. 53, note 2.
3. Nombre laissé en blanc ; ce sont les pages 93-99 de notre tome VII.
4. En 4705, elle était surveillée comme espionne de l'Angleterre : Arch. nat., 0» 366, fol. 93, 102, 111 v°, 118 v°, 126, 179, 183, 257 v°, etc. ; notre tome VII, p. 96, note 5. On avait parlé, en avril 1704, de son mariage en troisièmes noces avec le maréchal de camp Manderscheit (Sourches, tome VIII, p. 337). Madame (recueil Rolland, p. 141) rapporte d'elle une histoire de revenants.
5. Nous connaissons déjà ces trois fils: tome VII, p. 93, 96 et 114.