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4. A partir de la campagne de 1693. Ce sont les cercles qui le demandèrent (Dangeau, tome IV, p. 272; Gazette, p. 111, 122, 135, 170, 207, etc.), et l'Empereur lui donna alors la Toison, dont Eugène de Savoie fut chargé de l'investir.
5. Telle était l'opinion de Villars (Mémoires, tome I, p. 312-314,
327 et 436-437); mais, après avoir eu à lutter contre le grand crédit
de Charles de Lorraine, Louis de Bade, étant courtisan malhabile, ne
put l'emporter sur Eugène de Savoie et arriver à la présidence du
conseil de guerre. Ce fut toutefois comme une espèce de connétable,
armé de pouvoirs inconnus jusque-là pour disposer de tout dans les
places de l'Allemagne, et même des Pays héréditaires, sans en référer
au chancelier de la cour. En 1697, le Brandebourg, la Hollande et
Guillaume III soutinrent sa candidature au trône de Pologne. Nous
avons vu (tome VII, p. 359-360) qu'au début de la nouvelle guerre,
très ardent dans son opposition au neuvième électorat, il avait « mis
le marché à la main sur sa charge de feld-maréchal général des armées
de l'Empereur et de celles de l'Empire, » et qu'ensuite il ne vécut pas
en meilleure entente avec Marlborough qu'avec les ministres de Léo-
pold. Dans cette période d'hésitation, Villars eut carte blanche pour
le gagner, mais sans obtenir d'autres résultats que de procurer au
prince, par contre-coup, des conditions un peu meilleures que ne les
avait faites d'abord l'avare Léopold : voyez les Mémoires de Villars,