Paul est en interligne, au-dessus de luy, biffé
2. C'est dans YHistoire généalogique, tome IX, p. 349-350, mais sans renvoi à l'article du Buade chevalier de l'Ordre (ibidem, p. 151), que notre auteur trouve ces trois huissiers : Paul Aubin, qui remplaça en 1625 le fameux écuyer Benjamin ; Roger de Buade, sieur de Bourgneuf, qui, ayant épousé Louise Aubin, fille de Paul, fut pourvu sur la nomination de sa belle-mère et mourut en 1655; Jean Aubin, qui fut pourvu alors, sur la démission de son beau-frère et la nomination de sa mère, et eut pour successeur, en juillet 1656, le conseiller Vincent Lebret de Flacourt, père et aïeul des intendants de Provence, sur la démission du titulaire et de Louis de Buade. Ci-après, Additions et corrections.
3. Les Mémoires de Sourches lui donnent plus de quatre-vingtsept ans; mais l'acte d'inhumation, mentionné par Jal, ne parle que de soixante-quinze, ce qui mettrait sa naissance en 1632 ou 1633.
4. En 1680, comme on lui proposait la place de dame d'honneur de la princesse de Conti, elle avait refusé, préférant son repos et sa Divine (Lettres de Mme de Sévigné, tome VI, p. 172; Correspondance de Bussy-Rabutin, tome V, p. 33).
5. Elle avait eu un fils, François-Louis de Buade, né le 7 mai 1651, et qui, étant mestre de camp au service de Munster, fut tué en 1672.
6. Notre auteur suit le Journal de Dangeau. La situation pécuniaire des époux Frontenac avait été longtemps embarrassée, à ce point que, le 24 septembre 1664, ils durent abandonner tout à leurs créanciers; mais, depuis, Mme de Frontenac avait pu obtenir sa séparation de biens, et, ayant racheté la terre de l'Ile-Savary, près de Châtillon sur-Indre, qui rapportait quatre mille livres de rente (Arch.nat.,E1876, arrôt du Conseil du 13 juillet 1693), et cédé cette terre à Mlle d'Oulrelaize, le 16 août 1680, en place d'une rente viagère de mille livres qu'elle lui avait consentie en 1678, Mlle d'Outrelaize lui avait abandonné, les 8 février et 31 juillet de la même année, contre six mille
Mort Mlle de Goëllo mourut peu de jours après, à plus de
de Mlle de quatre-vingts ans1, à l'hôtel de Soubise2, où elle avoit logé sa famille. toute sa vie. Elle étoit sœur de la mère de M. de Soubise, qui avoit une grande confiance en elle3, et qui en eut trois cent mille livres4. G'étoit une créature de tête et d'esprit5. Elle étoit des bâtards de Bretagne6, sœur du père7 du comte de Vertus d'aujourd'hui, dernier de ces bâtards. Sa sœur aînée, mère de M. de Soubise, étoit8 cette belle duchesse de Montbazon qui figura tant dans les troubles de la minorité
livres de rente viagère, tout ce qui pouvait lui revenir en valeurs mobilières de la succession de ses père et mère (Arch. nat., Y 238, fol. 103, 455 et 476 v°). Cette rente étant éteinte par la mort de Divine en 4706, la terre de l'île-Savary avait dû revenir à Mme de Fontenac pour la même cause; ce fut sans doute ce qu'elle laissa au premier écuyer. Les Mémoires de Sourches parlent de cinquante mille écus.
4. Anne de Bretagne-Avaugour, baptisée à Sainte-Croix d'Angers le il avril 1625, morte à Paris le 40 février 1707, avait par conséquent près de quatre-vingts ans, et non quatre-vingt-six (si toutefois le baptême avait immédiatement suivi la naissance) comme le dit le Journal de Dangeau, p. 304. Goëllo était une terre de Cornouaille qui, ainsi qu'Avaugour, avait été donnée en apanage au bâtard du duc François II, en 4465. — Notre auteur en écrit le nom tantôt sans et tantôt avec tréma sur l'e.
2. Non pas l'hôtel ci-devant de Guise (tome VII, p. 76), mais celui que les Soubise avaient habité à la place Royale jusqu'en 1700.
3. Cette intimité entre une prude avérée et la galante duchesse de Montbazon semblait étrange, à ce que raconte Tallemant (tome IV, p. 482). Il faut donc croire que le qui employé ici par Saint-Simon se rapporte à « la mère de M. de Soubise, » et le qui suivant à ce dernier.