Son frère aîné, Louis-Jean-Baptiste : tome XIII, p
7. Edméc-Charlotte de Brcnne, fille du comte de Bombon, mariée le 12 mai 1720, dame du palais le 27 avril 1725, démissionna en faveur "de sa fille, ci-dessous, en février 1741, et mourut le 27 juillet 1756, à Orly, à cinquante-six ans.
8. Victoire-Louise-Sophie de Goyon-Matignon, baptisée le 16 août
sa place, a épousé le duc de Fitz-James1. Cette fortune, qui n'a pas été loin d'être poussée plus haut, ne s'est pas faite sans beaucoup de manèges et d'intrigues dans sa propre famille et dans le monde ; mais ces temps dépassent ceux que je me suis proposés.
La nécessité, qui fait chercher des ressources aux rois comme aux particuliers, a*oit mis en besogne2 un chercheur de mines nommé Roddes3, qui crut ou qui fit accroire avoir
Mines
inutilement
cherchées
aux Pyrénées.
1722, mariée au duc de Fitz-James le 1er février 1741, prit les fonctions de dame du palais de la Reine le 15 du même mois, sur la résignation de sa mère. En juin 1770, elle fut choisie comme dame de la Dauphine. Ci-après, p. 434, note 1.
1. Charles Fitz-James, quatrième fils du maréchal de Berwick et de sa seconde femme Anne Bulkeley, né le 4 novembre 1712, d'abord mestre de camp d'un régiment de cavalerie de son nom (1733), gouverneur du Limousin (1734), devint duc de Fitz-James en juillet 1736, sur la démission de son frère l'abbé de Saint-Victor. Brigadier de cavalerie le 1er janvier 1740, maréchal de camp le 10 mai 1748, il commanda successivement en Languedoc (1761), en Guyenne (1766) et en Bretagne (1770), et reçut le bâton de maréchal de France le 24 mars 1775. Il était chevalier des ordres depuis 1756, et mourut le 23 mars 1787.
2. Cette locution a été maintenue encore dans le Dictionnaire de r Académie de 1878 comme dans celui de 1718.
3. Charles-Nicolas Richer, sieur de Roddes (ici, Rodes), était fils d'un avocat au Parlement originaire du Mans. D'abord traitant pour les vivres de l'armée d'Italie, il devint directeur des hôpitaux militaires de Piémont et trésorier des gendarmes. A la paix de 1696, il se rendit adjudicataire des fermes de Savoie, et mit celle des gabelles sur un si bon pied, que les fermiers de France, qui fournissaient beaucoup de sel à ce pays-là, demandèrent son rappel; il n'évita même un procès que grâce à la protection de M. de Tessé. Ayant mai réussi dans la ferme du droit sur les chapeaux à Paris, il alla établir en Limousin des forges d'acier (Arch. nat., MM 827, fol. 68, notes du P. Léonard), y échoua encore, et même subit une condamnation. Il s'occupait également de commerce maritime (arrêt du Conseil du 12 juillet 1702, E 1920). Dès cette époque, il étudiait les questions minières et avait fait de prétondues découvertes de filons de plomb chez le duc de la Feuillade (Journal de Trévoux, 1703, p. 1518-1519). Étant passé en Espagne pour y établir des manufactures, il y retrouva Tessé, qui, tout en le traitant de * petit ragot de banqueroutier, » le reconnaissait
Retour
et
personnage
de
trouvé beaucoup de veines d'or1 dans les Pyrénées. Il manda en ce temps-ci à Chamillart qu'elles étoient tellement abondantes, que, moyennant dix-huit cents2 travailleurs qu'il lui demandoit, il fourniroit un million par semaine. Cinquante-deux millions par an étoit une belle augmentation de revenu; la flatterie des gens du pays confirma une si folle avance. On y prêta ses espérances, qui ne durèrent pas longtemps : on en fut pour de la dépense, on s'y opiniâtra; elle demeura enfin en pure perte, et on n'en parla plus3.
J'ai parlé plus haut4 de l'exil à Paris de Mme de Caylus, et de la pension qu'elle eut pour quitter la direction du P. de la Tour. Tant qu'elle dura, ce fut un ange, qui ne
pour « très industrieux, » et le proposa à Chamillart, sans succès d'ailleurs, pour diriger les hôpitaux de l'armée d'Espagne, en 1704. L'année suivante, Tessé recommanda encore au ministre un projet de compagnie de commerce à établir en Espagne élaboré par Roddes. En 1706 et 1707, on le chargea de la fourniture des vivres en Aragon. C'est alors qu'il se livra à des recherches de mines dans les Pyrénées. Il avait écrit un petit traité sur les métaux, et prétendit même faire trouver à Chamillart une mine d'étain dans la butte de Montmartre; mais il avait partout ruiné ses commanditaires.