‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 290 sur 610 · Tome XII, p. 331 et · texte numérisé non relu

Tome XII, p. 331 et

se lassoit point de prières1, d'austérités, de toutes sortes de Mme de Cayius bonnes2 œuvres, d'une solitude qui lui faisoit pleurer amè- rj^&sTls] rement le temps qu'elle croyoit perdu en des délassements avec des personnes de la plus grande piété, qui auroient pu passer pour un temps bien employé, et auxquels3 elle se laissoit aller si rarement. Lorsqu'elle4 fut en d'autres mains, l'ennui succéda au goût de la prière, de la solitude et des bonnes œuvres : elle se laissa aller à des rendez-vous en bonne fortune5 avec Mme de Maintenon, à Versailles ou à Saint-Cyr6, mais sans découcher de Paris, qu'elle avoit jusqu'alors constamment refusés, puis à aller passer quelque temps à Saint-Germain avec le duc et la duchesse de Noailles7. A la fin, Mme de Maintenon, contente de son obéissance, la fit revenir : elle l'avoit toujours aimée, elle fut ravie d'avoir lieu de finir son éloignement8. Elle eut un logement9; mais elle demeura enfermée chez Mme de Maintenon ou chez Mme d'Heudicourt. Peu à peu elle s'élar-

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