‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 294 sur 610 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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5. Tessé lui attribuait autant de présomption qu'à Villadarias, et n'avait pas confiance en ses talents. Nous le retrouverons bientôt (p. 428).

6. Armand, chevalier puis comte de Villars (tome XI, p. 89), volontaire dans la marine le 26 mars 1672, enseigne de vaisseau le 25 janvier 1675, rayé des cadres dans le. courant de la même année, a été néanmoins promu lieutenant de vaisseau le 20 janvier 1678. Capitaine le 11 janvier 1684, il a obtenu le grade de brigadier en mai 1703, avec la permission de servir sur mer ou sur terre, et, après avoir accompagné son frère en Allemagne, il s'est distingué au siège de Gibraltar, et a reçu en récompense le grade de chef d'escadre le lre novembre 1705.

7. Mahon ou Port-Mahon, aujourd'hui capitale de l'ile deMinorque, possède un excellent port sur la côte orientale. Le cardinal de Retz

neuf cents soldats, mit pied à terre sous un gros feu de canon qu'il essuya, prit cinq cents hommes qui étoient dans la place, et, avec ces quatorze cents hommes, en alla attaquer cinq mille, presque toutes milices du pays, força plusieurs retranchements qu'ils avoient devant eux, et1 leur tua cinq cents hommes. Le reste s'enfuit dans leurs villages, d'où presque tous envoyèrent leurs armes. Il y avoit plusieurs moines parmi eux, qui se distinguèrent par leur opiniâtreté : ceux qu'on prit, on les fit tous passer par les armes, personne n'ayant voulu servir de bourreau pour les pendre. Ainsi toute l'île de Minorque rentra sous la domination du roi d'Espagne. Cent cinquante Castillans de la place firent merveilles contre les rebelles2. Trois mois après, on y découvrit une conspiration du major de la place, qui la vouloit livrer aux partisans de l'Archiduc. Le gouverneur espagnol3, qui s'y conduisit fort bien, aidé de deux bataillons françois qui étoient dans l'île, marcha aux rebelles, les dissipa, fit pendre le major et plusieurs de ses complices, et prit plusieurs moines qui étoient du complot, dont il fit passer quelques-uns en France4.

(Mémoires, tome IV, p. 559-560) en a donné une description enchanteresse. C'était le seul point de l'île qui n'eût pas été envahi par les Anglais à la suite de l'occupation de Majorque : tome XIII, p. 411.

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