‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 297 sur 610 · Il a biffé a et corrigé fa[it] en fit · texte numérisé non relu

Il a biffé a et corrigé fa[it] en fit

4. « Le comte de Pontchartrain, disent les Mémoires de Sourches au 3 mars, vint trouver le Roi pour lui apprendre qu'un vaisseau espagnol de cinquante-quatre pièces de canon étoit arrivé de la Havane à Brest,... et qu'il apportoit au roi d'Espagne un présent d'un million d'écus de la part du duc d'Alburquerque, vice-roi du Mexique, dont on ne pouvoit trop louer la fidélité, car, ayant déjà envoyé au roi son maître un semblable présent depuis la guerre, il n'eut pas plus tôt appris que l'Archiduc étoit maître de Madrid et que la reine avoit été obligée d'en sortir, que, jugeant que, dans une semblable conjoncture.

considérable

en mer sur

espagnols, au lieu d'un, chargés de trente et un millions en argent, dont un peu plus de trois pour le roi d'Espagne, et quelque argent et force marchandises précieuses sur deux petits vaisseaux françois qui les convoyoient1. On ne démêla point, entre ces deux avis, lequel étoit le vrai; j'avoue aussi que je ne suivis pas fort curieusement cette nouvelle2. Six semaines après, du Quesne-Mosnier3, sorti Prise

de Brest avec son escadre, rencontra quinze bâtiments anglois escortés de deux vaisseaux de guerre, qui s'enfuirent dès qu'ils l'aperçurent. Du Quesne coula un de ces bâti- les Angloi ments bas, et envoya les quatorze autres à Brest. Ils étoient chargés de poudre, de fusils, de selles, de brides, en un mot de tous les besoins des troupes angloises qui étoient en Espagne, qui manquoient de tout, et ne pouvoient rien tirer de ces choses du Portugal, ni des pays qu'ils avoient conquis ou qui s'étoient donnés à l'Archiduc en Espagne4. Le maréchal de Noailles3 étoit malade dès le commencement de février6; son énorme grosseur et les accidents de

le roi d'Espagne auroit besoin d'argent, il avoit pris le parti sur-lechamp de lui envoyer ce présent si considérable. »

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