Tome XIII, p
9. S. Simon est en interligne, au-dessus de Maintenons biffé.
porte, qui en faisoit les honneurs. Outre le ridicule, ces plaisirs n'étoient pas à bon marché \
Ce pendant le Roi régla les généraux et les officiers gêné- Généraux raux de ses armées2. Le maréchal de ïessé fut déclaré w darmee:
lesse en Italie,
dès le commencement de février pour le commandement de battu par
l'armée destinée à repasser en Italie3. Il partit bientôt le ParIement
après pour le Dauphiné avec une patente de commandant Grenoble;
en chef dans cette province. Il y prétendit du parlement viliars
les mêmes honneurs dont y jouit le gouverneur de la ' Vendôme
province, qui sont, entre autres, d'être visité par une nom- en Flandres;
breuse députation du parlement, traité de Monseigneur ^Ité
dans le compliment, et de seoir au-dessus du premier pré- en Espagne
sident dans le coin du Roi4. Gela lui fut disputé : le parle- sous
ment de Grenoble députa à la cour, où ses raisons furent d'Orléans;
si bien expliquées, qu'il gagna l'un et l'autre point et duc
d'autres moindres, dont le maréchal deTessé eut le dégoût en Roussiuon
entier5. Le maréchal de Viliars fut destiné pour l'armée [Add.S-S.720] du Rhin, et M. de Vendôme à celle de Flandres, sous
1. Mme de Maintenon trouvait aussi ce genre de divertissement trop coûteux; mais encore l'estimait-elle plus innocent et plus spirituel que de se ruiner au lansquenet ou de perdre sa santé à boire, mander et fumer (Lettres à Mme des Ursins, tome I, p. 81).
%. Nous avons au Dépôt de la guerre, vol. 2055, un plan général de campagne pour 1707, dressé par Chamlay et daté du 17 janvier. Une nouvelle levée de milices fut fixée à vingt et un mille hommes, dont quinze mille pour l'Italie, et six pour l'Espagne.
3. Dangcau l'annonce le 23 janvier (p. 289) ; mais la commission n'est que du 31 (Affaires étrangères, vol. France 405). Il prit congé le. 9 février.
4. Au parlement de Paris, on appelait « coin du Roi » l'angle du fond de la grand'chambre où le souverain prenait place comme notre auteur le dira plus tard, et comme il l'a indiqué sur le plan joint à un mémoire spécial (Écrite inédits, tome III, p. 463-472) et aux Mémoires mêmes (éd. 1873, tome X, p. 432).
5. Dangcau, p. 320. Le conseil d'État rendit, le 13 mars, un arrêt (Arcli. nat., E 1939) ordonnant que le parlement de Grenoble enregistrerait sans restriction les patentes du maréchal, « sans néanmoins que celui-ci pût prétendre, en vertu d'icelles, de présider en ladite cour de parlement. » C'est qu'il n'était que commandant, et non gouverneur comme le duc de la Feuillade, ci-dessus, p. 95.
l'électeur de Bavière !. Le maréchal de Berwick étoit demeuré en Espagne2. M. le duc d'Orléans, qui ne vouloit pas demeurer sur sa mauvaise bouche d'Italie3, et qui voyoit peu d'apparence d'y faire rentrer4 une armée, désira d'aller en Espagne5; il n'auroit pu obéir à l'électeur de Bavière, qu'on ne vouloit pas mécontenter en lui proposant ce supérieur. Villars avoit, comme on l'a vu6, fait ses preuves de ne pas vouloir servir, sous ce prince; il étoit trop bien soutenu pour lui être sacrifié : il ne resta donc que l'Espagne, aux dépens du duc de Berwick, sur lequel l'expérience funeste de ce qui étoit arrivé avec le maréchal de Marcin fit donner au prince l'autorité absolue. Ce fut une grande joie pour lui que de continuer à commander une armée7, et de la commander, non plus en figure, mais Mot en effet8. Il fit donc ses préparatifs9. Le Roi lui demanda
^piafrânt"1 ^ ^ nienoit en Espagne10; M. le duc d'Orléans lui nomma