Ci-dessus, p
7. Lettres de Madame (recueil Brunet), tome I, p. 293. Il faisait plus cas de la vraie gloire que de sa naissance, dit Berwick.
8. En apparence, virtuellement, ou effectivement, comme ci-après, p. 308. Le Dictionnaire de V Académie de 1718 donne seulement l'adverbe figurément.
9. Dangeau, p. 298, 345, 317 et 329; Sourches, p. 262, 264, 273, 278 et 293.
10. Saint-Simon, qui avait déjà placé l'anecdote suivante dans la partie de la notice de Noirmoutier consacrée à Mme des Ursins (notre
parmi eux Fontpertuis1. « Comment, mon neveu! reprit le du Roi Roi avec émotion; le fils de cette folle2 qui a couru M. Ar- ^ sur nauld partout3, un janséniste? je ne veux point de cela \Add S'-S.72i} avec vous. — Ma foi! Sire, lui répondit M. d'Orléans, je ne sais point ce qu'a fait la mère; mais, pour le fils, être janséniste! il ne croit pas en Dieu. — Est-il possible, reprit le Roi, et m'en assurez-vous? Si cela est, il n'y a point de mal ; vous pouvez le mener. » L'après-dînée même, M. le duc d'Orléans me le conta en pâmant de rire4. Et voilà
tome V, p. 507), la répétera encore en 1708 (tome V de 1873, p. 400- 401), lorsque passera sous ses yeux l'Addition à l'article de Dangeau du 23 février, que. nous plaçons ici.
1. Louis-Augustin Angran, vicomte de Fontpertuis, baptisé le 14 avril 1669, servit d'abord sur mer (1694), puis devint, en 1695, bailli et capitaine des chasses d'Orléans, Baugency et Sologne pour le duc d'Orléans, et mourut à Paris le 11 juin 1747, ayant écrit une histoire financière de la minorité de Louis XV. Son grand-père avait fait ériger Fontpertuis en vicomte en mars 1650 (Arch. nat., Xlx8660, fol. 263).
2. Angélique Crespin du Vivier, mariée à Jacques Angran, conseiller au parlement de Metz et fils d'un greffier aux requêtes du Palais, avait été en « intimissimes » relations avec les principaux jansénistes, Arnauld, Nicole, Pontchâteau, et s'était trouvée compromise dans une affaire de brochures suspectes (Ravaisson, Archives de la Bastille, tome VIII, p. 41 et 44, note). Le P. de la Tour l'avait comptée aussi au nombre de ses pénitentes, mais avait fini par rompre avec elle (notre tome XII, p. 407, note 4; Annales de la cour, tome II, p. 115). Il est beaucoup parlé d'elle dans le Port-Rouat de Sainte-Beuve.
3. C'est précisément parce qu'elle avait traversé les armées pour aller voir Arnauld en Flandre que le P. de la Tour rompit avec elle.
4. Madame (recueil Brunet, tome II, p. 368) la rapporte dans une lettre de 1722, mais sans nommer Fontpertuis. Elle semble donc authentique, quoique Henri Martin (Histoire de France, tome XIV, |>. 602) ait taxé d'exagération le récit de notre auteur. En voici d'ailleurs l'équivalent dans une lettre de Fénelon au duc de Chevreuse (Correspondance, tome I, p. 484-485) : « Je vous conjure de ne laisser point faire un premier président favorable au Parti. Un impie de bon sons et de vie réglée est beaucoup moins à craindre qu'un janséniste dans celte place. L'impie sensé n'oseroit montrer son impiété et attaquer l'Église pour établir l'irréligion; mais le dévot janséniste insinuera, appuiera, colorera la nouveauté, et énervera l'autorité de l'Église sous le prétexte des libertés gallicanes. »
jusqu'où le Roi avoit été conduit, d<i ne trouver point de comparaison entre n'avoir point de religion et le préférer à être janséniste, ou ce qu'on lui donnoil pour tel! M. le duc d'Orléans le trouva si plaisant, qu'il ne s'en put taire; on en rit fort à la cour et à la ville, et les plus libertins4 admirèrent jusqu'à quel aveuglement les jésuites et Saint- Sulpice pouvoient pousser2. Le rare lut que le Roi n'en sut nul mauvais gtfé à M. le duc d'Orléans, qu'il ne lui en a jamais ni parlé ni rien témoigné, et que Fontpertuis le suivit en toutes ses deux campagnes en Espagne :\ 11 étoit débauché et grand joueur de paume4, avec de l'esprit, fort ami de Noce \ de M. de Vergagne6, et d'autres gens avec qui M. le duc d'Orléans vivoit quand il étoit à Paris : tout
1. C'est ici le second des deux sens donnés de ce mot par l'Académie de 1718 (notre tome X, p. 240, note 4) : « Celui qui fait profession de ne point s'assujettir aux choses de la religion. »
2. Tous les contemporains s'accordent à reconnaître l'horreur de Louis XIV pour ce qui touchait au jansénisme; nous en avons déjà vu de nombreux exemples, et il s'en retrouvera par la suite. « Dans L'idée du Roi, disait Racine (Œuvres, tome VII, p. 216), un janséniste est tout ensemble un homme de cabale et un homme rebelle à l'Église. » Saint-Simon racontera (tomes X de 1873, p. 19 et 32, et XII, p. 104) que le Roi regardait les jansénistes comme des républicains, hostiles à la royauté et à la forme monarchique.
3. C'est même dans celle de 1708 que sera répétée cette anecdote.