‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 310 sur 610 · Ou duc de Donzy : tome IN. p. 282. et ci-après, p · texte numérisé non relu

Ou duc de Donzy : tome IN. p. 282. et ci-après, p

cela l'avoit fait goûter à ce prince. Le duc de Noailles en chef en Roussillon, avec trois maréchaux de camp sous lui l.

Parmi les officiers généraux nommés pour les armées, le duc de Villeroy fut oublié, qui fut un rude coup de poignard pour lui et pour son père. C'est un fait qui mérite d'être un peu expliqué2, pour réparer ce que j'ai trop croqué3 en parlant du retour et de la disgrâce du père, et j'ai estropié la curiosité en faveur de la brièveté '* : il faut donc retourner un moment sur mes pas.

Le maréchal de Villeroj, qui, toujours frivole, vouloit faire le jeune et le galant, avoit à Paris une petite maison5 écartée, mode assez nouvelle des jeunes gens. Ce fut là qu'il arriva tout droit de Flandres avec défenses expresses à la maréchale de Villeroj de l'y venir voir6, et à tous ses amis de l'y venir chercher, et, par ce bizarre procédé, fit craindre quelque dessein plus bizarre à sa famille. Harlay, premier président, dont je n'ai eu que trop occasion de parler7, étoit son parent8, et s'en honoroit fort avec tout son orgueil, et de tout temps son ami intime. Il hasarda de forcer la barricade9; il perça : après quoi il n'y eut pas

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